Histoires de patients

Dec. 18, 2017

Je suis apparemment atteinte d'endometriose. 
Mes soucis semblent se distinguer sensiblement dans ce sens : parfois j'ai des douleurs diffuses et parfois (le plus souvent), j'ai des douleurs fulgurantes. 

Je ne me sens pas spécialement à part, mais je trouve que cela est un handicap social (les cris de douleur au bureau, ça le fait moyen pour la cohabitation professionnelle). Et amoureux : trentenaire, nos rapports sexuels sont loin d'être évidents.

M.D.

Nov. 13, 2017

 Suite à un accident de travail, j’ai été affligée du syndrome douloureux régional complexe (SDRC). Il s’agit d’une condition très douloureuse qui, de plus, s’est attaquée à mon membre supérieur droit dont les mouvements sont très limités et m’empêche aussi de déplier mon bras et d’utiliser ma main.  Pas très pratique lorsque l’on est droitière!  Je suis en arrêt de travail depuis plus d’un an. Après de très nombreuses consultations auprès de plusieurs spécialistes différents, je suis enfin tombée sur la perle rare. Il s’agit d’un médecin chercheur, spécialiste de la clinique anti douleur, le docteur Gilbert Blaise, pour ne pas le nommer.

Avec lui, nous avons tenté plusieurs approches et plusieurs sortes de médication. Puis il m’a suggéré un traitement épidural cervical. Enfin ! Voilà quelque chose qui fonctionnait pour moi. Le traitement était efficace au niveau de la douleur et aussi m’a permis de retrouver un peu de mobilité de mon bras et de ma main. Ce que je n’avais pas eu, depuis plus d’un an! Graduellement sur une période de plusieurs mois, tout semblait vouloir revenir à la normale. Il me semblait que je pouvais enfin espérer dans un avenir rapproché, retrouver l’usage de mon bras.  Enfin une lueur au bout du tunnel!

Voilà qu’en janvier 2017, la nouvelle loi de notre bon ministre de la santé allait anéantir tous mes espoirs. À l’interdiction des frais accessoires s’ajoutera une valse à trois temps où la CNESST (l’ancienne CSST, parce qu’il semble qu’il soit plus facile de changer le nom d’un organisme plutôt que d’en assurer l’efficacité) finira par refiler le dossier au MSSSQ qui lui le retournera à la CNESST qui inondera mon médecin de paperasse à remplir, tâche à laquelle il s’est totalement consacré. Puis débuta pour moi, une longue suite d’appels téléphoniques après quoi, enfin, j’ai pu trouver une oreille attentive.  Cette agente m’accordait enfin le remboursement, en partie, de mes frais reliés à mes traitements épidural cervical. Mais l’espoir s’avéra de courte durée. Quelques semaines plus tard, elle fut remplacée et la nouvelles agente eut tôt fait de m’informer que mes séances de traitement épidural cervical ne seraient plus payées par la CNESST et que la décision était irrévocable.

Je voyais fondre tous mes espoirs d’amélioration de ma condition et tout espoir de pouvoir reprendre une vie normale. J’ai même bien peur que ma situation ne se dégrade encore plus et que j’en arrive à un point de non-retour où aucun traitement ne sera efficace.

A-t-on le droit de décider ainsi pour une personne dont le handicap pourrait être traité qui pourrait reprendre sa vie en main ? A-t-on le droit de créer l’espoir pour l’anéantir par la suite à cause de décisions administratives ? On a créé notre système de santé pour qu’il soit plus humain pour empêcher qu’une personne qui n’a pas les moyens de payer puisse quand même être soignée. Je me sens irrémédiablement pénalisée dans cette situation.   

Comble de l’ironie, ce traitement qui m’a été refusé par la CNESST parce qu’il n’était pas couvert dans la région de Joliette est entièrement défrayé dans la région de Valleyfield. Allez savoir pourquoi !  

Désespoir

Oct. 6, 2017
Ayant une scoliose de 45-50 degré à 68 ans... avec des problèmes chroniques de santé toute ma vie durant découlant de ce physique tout croche...qui intervenait dans ma santé en générale... insuffisance pulmonaire... insuffisance cardiaque... santé fragilisée...

Jeunesse contraignante à l’effort physique...bronchites chroniques… désuet d’énergie…manque de circulation... inflammation chroniques…

Mauvaises expériences médicales...mauvais diagnostiques d'hôpitaux d’enfance… diagnostics de cotes doubles répété pour insuffisance pulmonaire et bronchites chroniques qui était plus tôt causé par la déviation de ma colonne qui entrainait un désalignement de mes organes et de mon squelette humain.

Adulte, je me suis soumis à un test chez un chiropraticien qui lui, avec rayon X à l’appui, m’a décrit ma scoliose exacte et les dommages irréparables avec les années passées avec cette condition.

Vivant toute ma vie misérablement avec de l’inflammation chronique dans mes organes qui me détruit de l’intérieur...en plus du manque de circulation du sang ce qui a bouche la veine droite de mon cœur et qui forçait mon cœur de se débattre à des vitesses de 200 battements à la minute en département d’urgence de Verdun qui m’ont gardé dans cette condition près d’une semaine. J’aurais pu y laisser ma vie...On essayait d’arrêter mon cœur pour le faire repartir ce qui n’a rien changé à ma condition. Mon cœur battait toujours trop rapidement et enflait dangereusement. Pendant toute cette semaine d’enfer, le docteur m’évitait et aucun renseignement m’était donné... jusqu' au jour où on décida de m’envoyer à l’hôpital Hôtel-Dieu. Les spécialistes m’ont examiné et, à cause de la condition de ma santé fragilisée, ont décidé de me poser un défibrillateur pour régulariser la vitesse du cœur avec de la médication en relation...

Une décision de dernier recours en urgence un vendredi midi ...

Une autre expérience émouvante : étant de dernier recours, on demanda à un cardiologue qui était sur la marche de sortie de l’hôpital de venir compléter mon opération qui tourna au désastre.

À cause de mon squelette tout croche, ce qui rendait le travail plus complexe et plus long pour le cardiologue qui lui était mentalement dans sa fin de semaine. Super stressant d’entendre le cardiologue vociférer au sujet du retard à sa partie de golf pendant qu’il est en train de m’opérer. Un moment donné, je lui ai dit de me refermer et de m’opérer la tête plus tranquille un autre jour...ce à quoi il a dit au spécialiste de m’endormir et de me fermer la trappe...

 

Après l’opération dans la chambre de recouvrement, je sentais un d'écoulement sur mon corps et puis à force d’insister, j’ai fini par attirer l’attention de l’infirmière qui s’est aperçu que le sang giclait à travers ma plaie. Une panique s’en suivit tout en rejoignant le cardiologue avant son départ. Il se présenta à mon lit en demandant un banc pour s’élever au-dessus de moi et pour compresser ma plaie tout en demandant à l’infirmière de mettre une couverture renforcée sur la plaie pour mettre fin à la fuite.  Puis, il est parti sans ne me dire aucun mot pour me calmer.

Cette fuite a causé une hémorragie interne dans mon bras et dans l’estomac qui a pris une quarantaine de jours avant de se résorber sans aucune explication des deux hôpitaux en question dans mon dossier...

NB : désolation + désolation du système de santé à un prix exorbitant et puis on coupe les services pour faire vivre ce système d’incompétence à partir des docteurs de familles jusqu'aux services dans les hôpitaux et CLSC : système corrompu médical du QC.

Mau Dum

Oct. 2, 2017
En combien de reprises, je me vois avec une société civile, une requête des ambulanciers à la police, incapable de diagnostiquer que je suis en convulsion. Ceux-ci parce que je suis incapable de répondre intelligemment, et que je suis en mouvement sans respecter leur ordonnance de me tenir tranquille décide simplement de me ligoter sur une civière croyant que je suis sur le surdosage d'une drogue grave. La honte suprême pour eux, ce qui est fait pour ce qui est fait, mais non seulement je ne suis pas en quelqu'onque surdosage mais que je suis également connu pour ne par prendre une médication pour laquelle je suis réfractaire. L'agent du SPVM qui se permet de m'ordonner de l' acheteur sur la civilisation. Il lui permet de permettre à l 'équipe de l' urgence du même hopital sur la banquette arrière de la voiture dans le code P38.
 
    Oui Oui et ce jusqu'a 5 fois dans une même journée. Un agent du SPVM ce qui permet de dire à l'infirmière urgentologue de me garder car je connais le pattern et que je sais quoi pour un être libérer. Ceci me rendant inapte à moi prévaloir de refuser un traitement de toute façon sans effet. Je suis connu réfractraire a tout anti-convulsivant disponible a se jours.
 
Le Blond

 

Oct. 2, 2017