Dec. 5, 2017

Un changement de cap

 

 

À un an de l’échéance électorale, le temps est propice pour proposer au gouvernement et aux partis d’opposition qui risquent de prendre le pouvoir, des solutions pour améliorer notre système de santé. Et il est essentiel d’améliorer notre système de santé qui n’arrive toujours pas à livrer la marchandise même après des réformes, des augmentations de salaires enviables aux médecins et des promesses dont on oublie jusqu’à la date de livraison. On nous sert et ressert les mêmes demi-vérités du genre : le système fonctionne bien pour ceux qui y sont entrés, ce sont les autres qui attendent un accès pour y entrer qui sont les victimes. J’ai des nouvelles pour vous. Mais aujourd’hui, même ceux qui y sont entrés après un diagnostic de cancer, de diabète, de problèmes cardiaques, de maladies d’Alzheimer, de troubles mentaux ou autres se sont vu coupé des services et doivent attendre après un scan ou une résonnance magnétique ou que sais-je encore. Une fois entré ans le système, ce n’est plus le paradis promis.

Ni le gouvernement, ni les partis d’opposition ni les grandes associations syndicales et patronales ne voient de réels intérêts à se lancer dans une vraie réforme qui tiendrait en compte l’opinion du patient. Je le sais d’expérience personnelle puisque lorsque j’ai lancé mon mensuel Journal le patient du Québec, j’ai contacté tous ces groupes et en ai rencontré plusieurs. Aucun n’est intéressé à ouvrir un dialogue avec les patients. Le statut quo est, et demeure, leur réel objectif commun. On pourra toujours faire quelques changements de structure ou de nomenclature ou encore ajouter moultes règlements qui montreront au bon peuple que notre gouvernement se préoccupe de la santé de ses ouailles. Et on passera la serviette au suivant pour un prochain mandat. Jamais il n’a été question de placer le patient à la tête de son système de santé, système qui, au fil des ans, est plutôt devenu celui des médecins, des fonctionnaires et des gestionnaires qui administrent le tout.

Les solutions proposées

En 2003, j’ai co-signé un livre avec le défunt docteur Augustin Roy qui s’intitulait : Permettez-moi de vous dire (Augustin Roy, Jacques Beaulieu, Les Éditions du Méridien) qui jetait un œil sur notre système de santé et proposait des solutions. En 2012, j’ai signé aux Éditions Trois-Pistoles un livre intitulé :  Révolutionner les soins de santé, c’est possible. Un médecin généraliste, le Dr Alban Perrier et un médecin radiologiste, Robert Ouellet m’ont alors appuyé et nous parlions, bien évidemment, des moyens pour améliorer notre système de santé. Malgré tout, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Pour un vrai changement

En réalité, c’est le mode de direction même qu’on doit changer. Comme souligné dans mes ouvrages précédents, je verrais bien une Société d’État, un comité de patients, ou une agence des patients (trouvez-le nom qui vous convient), en somme un groupe composé de personnes, de patients de divers horizons (santé, physique, santé mentale, handicapés, patients hospitalisés, organismes de prévention) diriger le Ministère de la santé. Ce groupe serait chargé de présenter aux diverses instances professionnelles, syndicales et patronales les besoins et attentes de la population pour signer avec ces instances des contrats de services qui assureraient l’obtention des résultats escomptés. Les organismes qui accepteront cette obligation de résultats pourront être désignés pour assumer le contrat social avec les patients du Québec. Le patient doit trouver le moyen de se hisser à la tête d’un système qu’il pourra contrôler et refuser de continuer d’être à la remorque du ministère, des associations professionnelles, patronales et syndicales. De cette façon, dépolitisation de la santé, décentralisation et accent sur le patient ne seront plus des expressions vides de sens. Il faut inverser la vapeur : de la base du système, le patient doit devenir la tête de celui-ci

Le Journal le patient du Québec se veut devenir l’outil de cette réalisation. Vous pouvez nous visiter au  www.journallepatientduquebec.com

Et, s’il vous plaît, écrivez-nous vos commentaires et vos témoignages.