17. août, 2020

COVID-19 : QUESTIONS DIVERSES

A)      Concernant l’article : Mon beau-frère est mort de la COVID-19 (et tout le monde s’en fout)

Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Ainsi le CIUSSS des Laurentides a finalement répondu à mes questions sur les enquêtes épidémiologiques et leurs déroulements. Voici une partie de la lettre que m’a fait parvenir le directeur de santé publique des Laurentides, Éric Goyer, M.D., FRCPC.

« Lorsque la personne atteinte n’est pas en mesure d’être questionnée, la DSpublique prend contact avec un proche significatif (parent, conjoint ou autre) pour obtenir les renseignements pertinents et requis dans le cadre de son enquête. À partir des informations recueillies, la période (dates) pendant laquelle la personne a été contagieuse est déterminée et les personnes ayant eu un contact significatif pendant cette période sont contactées par la DSpublique.

Ainsi, dans le cadre d'une enquête, toutes les personnes appartenant à la famille élargie ne seront pas nécessairement contactées, à moins qu’elles aient été identifiées comme ayant eu un contact à risque pendant la période de contagiosité. Bien sûr, ce processus n’est pas nécessairement sans faille puisque nous sommes dépendants de l’information recueillie auprès de la personne contactée. En raison de ces failles potentielles, il est donc essentiel de continuer de promouvoir les mesures de prévention populationnelles (distanciation, lavage des mains et couvre-visage) et de continuer à travailler afin de favoriser l’accessibilité aux tests de dépistage de la COVID-19. De plus, des solutions technologiques (ou application de retraçage par téléphone cellulaire) sont actuellement évaluées par les autorités de santé publique fédérales et provinciales pour évaluer les aspects éthiques et leur pertinence dans notre arsenal d’outils dans la lutte à la COVID19. Cependant soyez assuré que mon équipe composée de professionnels, infirmier(e)s et médecins effectue les enquêtes de la façon la plus humaine et la plus minutieuse possible dans le contexte que nous vivons avec plus de 3 500 cas signalés jusqu’à maintenant dans les Laurentides. »

Deux remarques : 1) Ce processus implique que la DSpublique fait entière confiance à ce proche significatif et 2) Le processus n’est pas sans faille tel que le reconnait le docteur Goyer. Mais tout de même, je tiens à le remercier d’avoir répondu à mes questions.

 

B)      Concernant mon article sur les trois D (dépolitiser, décentraliser et démocratiser)

À la suite d’un article que je signais et qui a été publié dans La Presse du 7 juillet dernier (section Débats), j’ai reçu ce matin cette invitation de la docteure Marie-Claude Blouin

Bonjour M. Beaulieu, j’ai lu avec grand intérêt votre texte dans La Presse. Je vous invite à signer la pétition sur le site de l’assemblée nationale pour décentraliser le système de santé du Québec. Et SVP la partager à votre entourage. Merci beaucoup!

Pour signer cette pétition, suivez le lien : Www.decentraliserlasante.com

J’ai bien sûr signé ladite pétition. Depuis la parution de mon livre Révolutionner les soins de santé, c’est possible aux Éditions Trois-Pistoles en 2012, je n’ai cessé de répéter l’urgence de mettre en application cette règle des 3 D. Je vous encourage donc à signer aussi cette pétition.

Finalement, pour celles et ceux qui ne l’ont pas lu voici le lien vers l’article de la Presse paru le 7 juillet dernier dans la section Débats.  https://lp.ca/kuKzM8

Merci de continuer à me suivre.