Janvier: Mois de la maladie d'Alzheimer (MA)

 

Un nom qui fait trembler tous les systèmes de santé : Alzheimer

 

Lorsqu’il naquit le 14 juin 1864 en Bavière, Aloysius (qu’on appela familièrement : Alois) Alzheimer et ses contemporains étaient loin de se douter qu’un siècle et demi plus tard la seule évocation de son nom ferait trembler tant de personnes et que la maladie qu’il fut le premier à décrire représenterait une menace sans précédent en santé publique.

 

Psychiatre et neuropathologiste, il reçut à l’asile de Frankfurt une patiente au comportement étrange, Mme Auguste Deter, qui présentait, entre autres, une perte de la mémoire à court terme. Ce cas déclencha une véritable passion pour le docteur Alzheimer et, pendant cinq ans, il notera scrupuleusement tous les faits et gestes de cette malade qui décédera de sa maladie en avril 1906. Alzheimer apporta à Munich, le dossier complet et le cerveau de madame Deter prélevé à son autopsie. Il travaillait alors au laboratoire du docteur Emil Kraepelin avec un autre neuropathologiste, le Dr Franz Nissi. Ce dernier avait mis au point une technique spéciale de coloration des neurones à base de teinture d’argent. Il fut ainsi possible à Alzheimer d’identifier les plaques amyloïdes dans le cerveau de la patiente. Il nomma la maladie : démence présénile, la patiente n’étant âgée que de 56 ans à son décès.

 

C’est le patron du laboratoire qui donna le nom définitif de « maladie d’Alzheimer » à cette forme de démence. Quant au docteur Alzheimer, il mourut d’une crise cardiaque alors qu’il n’avait que 51 ans. On dit que par un hasard quasi -miraculeux, on a retrouvé les plaques histologiques du cerveau de Mme Deter il y a quelques années à peine. Et la réévaluation d’aujourd’hui est formelle : Mme Auguste Deter souffrait réellement de la maladie d’Alzheimer.

 

Du vingtième au vingt-et-unième siècle

 

La maladie d’Alzheimer était au début du vingtième siècle fort marginale et pour cause, l’espérance de vie était alors à peine d’une cinquantaine d’années. Les personnes de 65 ans et plus ne représentaient qu’une infime fraction de la population en générale. La situation a tellement évolué au cours du siècle dernier qu’aujourd’hui, la maladie touche plus de 30 millions de personnesà travers le monde et ce nombre sera multiplié par 4 d’ici 2050. Aux États-Unis en 2008, la maladie a coûté plus de 94 milliards de dollars, alors il est aisé de se rendre compte du poids qu’elle aura sur la santé publique dans les années à venir. Mais le pire est que malgré le fait que la maladie est connue depuis plus d’un siècle, les découvertes au niveau de médicaments sont bien modestes.

 

J’eus le privilège d’écrire, en 2004, un livre sur le sujet avec le Dr Bernard Groulx (De la tête au cœur – La maladie d’Alzheimer, Éditions Publistar 2004, réédition Les Éditions Logiques 2006). Voici ce que nous écrivions alors concernant la médication :

 

« Existent aussi les médicaments qui ralentissent l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Comme nous l’avons déjà souligné, les médicaments actuels qui produisent une certaine efficacité sont des inhibiteurs de la cholinestérase. Cet enzyme est chargé de détruire l’acétylcholine qui reste après une stimulation synaptique. Lorsqu’on empêche la cholinestérase d’agir, il reste donc plus d’acétylcholine disponible et la possibilité d’une transmission nerveuse est accrue. Il y a aujourd’hui sur le marché pharmaceutique trois médicaments qui jouent ce rôle : la Donépézil, commercialisée sous le nom d’Aricept; la rivastigmine, sous le nom de Exelon et la galantamine, sous le nom de Reminyl. Si tous les professionnels de la santé, à peu près, s’accordent pour constater les effets bénéfiques qui résultent de l’administration précoce de ces médicaments sur la MA (en termes d’augmentation de la qualité de vie et de la quantité de vie lucide), les points de vue divergent lorsqu’un patient en stade avancé entre en institution. Augmenter la longévité à ce stade n’est certes pas le but. La question est plutôt : « Cette médication augmente la qualité de vie du malade ? »  Je serais enclin à croire que oui. L’expérience dans notre centre nous montre des patients moins agités, moins détachés de la réalité quotidienne et, en un certain sens, plus éveillés que ceux qui ont cessé leur médication. Personnellement donc, je suggère de continuer ces traitements même si des raisons d’ordre économiques pourraient créer des pressions pour favoriser l’arrêt de ces médicaments. »

 

Huit ans plus tard, il n’existe toujours pas de médicament capable d’inverser le cycle inexorable de la maladie. Tout au plus, nous en sommes encore à ralentir la progression de celle-ci. C’est pourquoi beaucoup d’efforts sont consacrés au dépistage précoce. Plus tôt, on intervient, moins de dommages sont causés et plus l’apparition des symptômes est retardée.

 

Le premier médicament  

 

Quatre-vingt-dix ans après le décès du premier cas jamais décrit, le premier médicament fait son apparition sur le marché. Élaboré par la compagnie pharmaceutique Elsaî, le donepezil est approuvé en 1996 et commercialisé sous le nom d’AriceptMD et distribué auprès des patients souffrant d’Alzheimer.

 

Si les premières plaques amyloïdes avaient été observées dès le début des années 1900, la maladie n’allait pas laisser percer ses secrets rapidement. Au cours du dernier siècle, deux sites d’intervention ont été identifiés. Le premier est l’acétylcholine. Ce neurotransmetteur est essentiel dans la transmission d’information entre certains neurones. Or, chez les personnes atteintes d’Alzheimer, un déficit en acétylcholine a été observé. Une des façons d’épargner le plus possible cette acétylcholine est d’inhiber l’action de l’acétylcholinérase, une enzyme présente dans le cerveau qui permet de détruire l’acétylcholine qui a déjà été utilisée. C’est cette voie qu’a emprunté les laboratoires Elsaï pour en arriver à la synthèse du donepezil.  Par la suite, d’autres anticholestérases firent leur apparition. Récemment, la compagnie Novartis offre ce médicament sous forme de patch transdermique.

 

La deuxième voie explorée concerne les récepteurs neuronaux applelés NDMA. Une surstimulation de ces récepteurs par le glutamate endommagerait ceux-ci, ce qui aurait un impact direct sur les capacités de mémorisation du cerveau.  Il est impossible d’éliminer le glutamate compte-tenu de son importance dans la synthèse du GABA et du glutathion des substances essentielles au fonctionnement de l’organisme humain. Il faut donc chercher un agent capable d’entrer en compétition avec le glutamate, sans l’éliminer totalement. En 1964, un médicament antiviral fait son apparition, il s’agit de l’amantadine. Quelques années plus tard, on se rend compte que le médicament présente une propriété insoupçonnée : il semble produire un effet sur le cerveau des personnes âgées. Il faudra une trentaine d’année de recherche pour en arriver à la production de la mémantine qu’on utilise dans les stades modérés de la maladie d’Alzheimer.

 

Le futur

 

Compte-tenu du vieillissement de la population et du nombre de cas de la maladie qui est appelé à une véritable explosion durant le siècle présent, toutes les voies sont explorées pour trouver un médicament capable, sinon de guérir la maladie, du moins pouvant la ralentir le plus possible.  La mise au point d’un vaccin et le dépistage encore plus précoce sont bien sûr dans la mire des chercheurs.

 

Des souris et des hommes

 

Tout récemment, une découverte pourrait s’avérer cruciale dans une tout autre voie. Un médicament anticancéreux, le bexarotene, a produit des effets forts surprenants sur des souris atteintes de l’équivalent humain de l’Alzheimer. En moins de trois jours, les fonctions cérébrales de ces rongeurs ont été totalement rétablies suite à l’administration du médicament. Le tout était accompagné d’une disparition de 75% des plaques amyloïdes.  Les résultats seront-ils aussi spectaculaires chez l’homme ? C’est ce que nous saurons bientôt. (source : Science DOI: 10.1126/science.1217697; http://www.sciencemag.org/content/early/2012/02/08/science.1217697.abstract?sid=737dc253-7a1e-4c18-b40c-292d7714be44)

 

Et plus récemment encore.

 

Tel que mentionné par le service Communications de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) :

 

« Le professeur Guy Massicotte de l’Université du Québec à Trois-Rivières vient de mettre en lumière un effet inattendu d’une molécule pharmacologique semblable à celle utilisée pour le traitement de la sclérose en plaques. L’observation récemment dévoilée dans la revue Brain Research montre que la molécule en question (le SEW2871) serait en mesure de réduire l’état de phosphorylation de la protéine Tau dans une région du cerveau particulièrement vulnérable à la pathologie Alzheimer. Des résultats qui seront prochainement présentés lors du congrès de la Société internationale de neurobiologie et de psychopharmacologie en Grèce. « Ces travaux représentent une avancée potentiellement importante pour notre domaine d’investigation, car la déphosphorylation de la protéine Tau s’avère, selon de nombreux experts, une étape clef pour le développement d’une thérapie cohérente et efficace contre les ravages infligés au cerveau par la maladie d’Alzheimer» estime le professeur Massicotte. Il précise que la substance étudiée par son étudiant Frédéric St-Cyr Giguère possède des effets cellulaires multiples et qu’on pourrait également l’envisager dans le traitement de plusieurs autres affections neurologiques, dont la maladie de Parkinson. Un scénario est présentement à l’étude en collaboration avec le collègue Michel Cyr du Département de biologie médicale, détenteur de la Chaire de recherche du Canada en neuropharmacologie moléculaire. »

 

http://blogue.uqtr.ca/2017/04/26/une-molecule-qui-pourrait-ralentir-les-ravages-de-la-maladie-dalzheimer/

 

La recherche de nouveaux médicaments demeure pour la maladie d‘Alzheimer la meilleure clef potentiellement prometteuse de succès. Souhaitons que 2018 favorise particulièrement l’innovation dans le domaine de la santé. Ce serait un cadeau dont toute la population pourra bénéficier. 

 

Une histoire de grippe

Au Québec, ce fut la célèbre ponce de gin, ailleurs, il y eut des grogs antigrippes ou encore des infusions d’ail. En somme les remèdes contre la grippe remontent à la nuit des temps, comme la maladie elle-même.

C’est Hippocrate lui-même qui aurait décrit les symptômes de la grippe après l’épidémie qui a sévi à Périnthe, en 412 avant Jésus-Christ. Dans ses livres, on peut lire plusieurs allusions à ce fléau : « Toux sèche amenant des dépôts sur les membres (…) Cela appartient donc à la catégorie des fièvres que je pense avoir régné à Périnthe et avoir accompagné ou suivi la toux épidémique de cette ville. (…) Des toux sèches produisant une courte irritation, à la suite d’une fièvre très-chaude, ne causant pas la soif en proportion. La langue non plus n’est pas brûlée; la toux est l’effet non des vers, mais de la gêne de la respiration; cela est évident; c’est en parlant ou en bâillant que les malades toussent; hors de là, ils ne toussent pas; cela arrive surtout dans les fièvres avec lassitude. » (Réf : Hippocrate, Sixième livre des épidémies, par Philippe Remacle, philippe.remacle@skynet.be) Plus tard, Tite-Live décrivit dans son œuvre Rome antique, plusieurs épidémies dont les symptômes ressemblent à ceux de la grippe. 

La grippe au Moyen-âge

Selon le médecin et démographe français Jean-Noël Biraben, directeur de l’Institut national d’études démographiques (INED), la première épidémie grippale à l’échelle européenne eut lieu durant l’hiver 875-876 de notre ère. Le virus serait réapparu en 926. Flodoard de Reims, poète et historien médiéval décrit ainsi, de manière pour le moins imagée, l’épidémie de 926 : « En la même année, un dimanche du mois de mars, on vit à Reims des armées de feu se battre dans le ciel, et bientôt après s’ensuivit une peste terrible, c’était une espèce de fièvre et de toux qui était suivie de la mort, et qui exerça ses ravages sur toutes les nations de la Germanie et des Gaules.» (Flodoard, Histoire de l’Église de Reims, Guizot 1824) p. : 541-542)

D’autres textes médiévaux citent des épidémies en 1105, 1172, 1239, 1311 et 1357. Durant toutes ces années, la grippe adopta différents noms : peste, phlegmasiapestis, ou encore follette. Ce dernier terme aurait été emprunté à ces petits bateaux qui sillonnaient les fleuves et rivières de France peut-être pour illustrer la propagation rapide typique de la maladie. On retrouve dans la littérature d’autres noms utilisés pour décrire la maladie comme : tac, dando, coquette ou coqueluche. (Référence : www.an1000.org/grippe-moyen-age/ 4/9 )

En 1357, lors de l’épidémie grippale qui frappa l’Italie, la maladie reçut le nom d’Influenza di Stelle (sous l’influence des étoiles) qui deviendra Influenza di Freddo (sous l’influence du froid). On y avait remarqué que l’agent causal se répandait plus facilement dans le froid. Une trentaine d’années plus tard (1387), Valesco da Tarente décrivit une autre épidémie qui frappa Montpellier en 1387. Selon ce médecin portugais qui étudiait à Montpellier, neuf personnes sur dix furent contaminées, mais très peu en moururent. Ceci illustre à quel point il est difficile d’établir une chronologie complète des épidémies de grippe.  Ainsi, celle décrite par Valesco n’était probablement pas d’origine grippale à cause de son faible taux de mortalité.  Établir le diagnostic a postériori est un travail risqué. Ainsi certains auteurs situent la première vraie pandémie grippale en 1510. Celle-ci, d’origine africaine, se serait répandue en Europe et aurait provoqué plusieurs décès par pneumonie ainsi que chez les femmes enceintes et les aînés. Mais d’autres croient qu’il s’agissait plutôt de cas de coqueluche.

Il faut attendre 1580 pour une épidémie dont l’origine grippale rallie la majorité des spécialistes. Cette grippe originaire d’Asie touchant les populations de la Chine, de l’Afrique, de l’Europe et d’Amérique du Nord. Il faut souligner que la guerre impliquant l’Espagne et son roi Philippe 1 favorisa la dissémination de la maladie à cause du mouvement des troupes. Depuis cette première pandémie reconnue officiellement comme telle, il y en aura au moins 30 autres jusqu’aujourd’hui. Le mot grippe fit son apparition en France lors de l’épidémie de 1743. On considérait alors qu’on n’attrapait pas la grippe mais que c’était elle qui nous agrippait tant la maladie était brusque et persistait. C’est aussi lors de cette pandémie que le terme Influenza quitta l’Italie et fut adopté en Angleterre et ailleurs dans le monde.

Le père des épidémies

On considère que ce n’est qu’à partir du milieu du XIXème siècle, que les épidémies firent l’objet de descriptions systématiques. C’est Theophilus Thompson, un médecin britannique, qui, le premier, entreprit ce travail. Dans un ouvrage, il effectua le recensement des grippes qui ont frappé la Grande Bretagne à partir de 1510 jusqu’en 1837. (Réf : Thompson, Theophilus, Annals of Influenza or Epidemic Catarrhal Fever in Great Britain fron 1510 to 1837., Sydenham Soc. London 1852)

L’épidémie des épidémies

C’est à la fin de la première guerre mondiale et l’année suivante (1918 – 1919) que s’est répandue la plus célèbre et la plus meurtrière des pandémies de grippe.  Parce que l’Espagne n’était pas engagée dans ce conflit, elle fut la première à fournir des données concernant cette épidémie. Les autres nations européennes ne voulaient pas en parler de peur de dévoiler leur vulnérabilité à l’ennemi. De plus, le roi espagnol, Alphonse XIII, en fut frappé. On estima que l’épidémie se répandit à Madrid en moins de trois jours touchant jusqu’à 70% de la population. Ce sont les journaux français qui, les premiers, donnèrent le nom de la grippe «espagnole», en évitant bien de parler de leurs propres cas de peur que les Allemands ne sachent que l’armée française en était affaiblie.

On ignore si le virus (un H1N1, une souche comme celle qui nous a touché en 2009 mais beaucoup plus virulente) était passé du canard au porc pour ensuite s’attaquer aux humains ou s’il était carrément passé des oiseaux aux hommes, mais, selon toute vraisemblance, originaire de Chine, le virus se serait rapidement répandu en Amérique et en Europe. Les mouvements des armées durant la dernière année de la guerre et les retours aux différents pays d’origine des soldats ont aidé largement à la dissémination de la maladie. Elle fit un milliard de malades à travers le monde et les estimations parlent de 50 à 100 millions de morts.  Cette épidémie donnera naissance au Comité d’hygiène de la Société des Nations, ancêtre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les découvertes sur la grippe et sur le vaccin

Le professeur Dujarric de la Rivière de l’Institut Pasteur à Paris fut le premier à identifier en 1918 un virus filtrant comme étant l’agent causal de la grippe.  Puis en Angleterre, le virus de type A put être transféré à partir d’un frottis rhino-pharyngé de l’humain à un furet. La nature virale ne pouvait plus être contestée. Dès lors, les travaux pour permettre la fabrication d’un vaccin antigrippal débutèrent.

En 1931, l’Américain Ernest William Goodpasture, réussit  à cultiver des virus dans un œuf embryonné de poule. Ce sont ces travaux préliminaires qui permirent à Jonas Salk de préparer le premier vaccin efficace à grande échelle du virus de l’influenza.  La méthode de fabrication est demeurée la même depuis ce temps. On aura noté trois autres pandémies, la grippe asiatique (H2N2) en 1957 fit entre 1 et 4 millions de morts; la grippe de Hong Kong (H3N2) causa entre 1 et 2 millions de décès et, plus récemment, la grippe H1N1 en 2009-2010 dont le bilan fait état de moins d’un demi-million de morts et ceci en y incluant les grippes saisonnières. De toute évidence, cette souche affichait un très haut niveau de contagiosité (semblable à celui de la grippe espagnole) avec, fort heureusement un niveau de virulence très faible. Elle se répandit donc aussi vite mais tua infiniment moins de personnes.   

  

Histoire du diabète

Histoire 

par: Jacques Beaulieu

Leonard Thompson a reçu le 11 janvier 1922, une première injection d'insuline qui a fait baisser un peu et très transitoire la glycémie. Elle a été suivie d'un au point d'injection, dû aux impuretés de la préparation. Quelques jours plus tard, l'injection d'un produit plus pur pour toujours des effets indiscutables sur la glycémie et les symptômes. On pourrait dorénavant contrôler plus efficacement le diabète.

Le diabète est une maladie connue depuis la nuit des temps. Tel que décrit dans le Papyrus Ebers, du nom de celui qui correspond à l'acquisition d'un collectionneur anglais, le diabète fait partie de ce qu'on appelle alors:   les anomalies des vases d'eau du corps . Amenhotep III, neuvième pharaon de la dix-huitième dynastie ayant vécu entre 1700 et 1600 et avant Jésus-Christ, en souffrait. Le père de la médecine occidentale, Hippocrate, lui donna le nom de diabète voiture les malades semblaient toujours assoiffés et urinacés rapidement après avoir bu comme si l'eau traversait les voies de leur corps (dia - baina en grec signifie: passer à travers) .Le médecin romain Galène parlait de deux maladies: le besoin de décrire le besoin fréquent d'uriner qu'il appelait la diarrhée urineuse et l'autre pour le soif excessif qu'il nommait dipsakos.

Diabètes et sucre

L'association entre le diabète et le sucre fut aussi remarquée assez tôt dans l'histoire. Un des textes fondateurs de la médecine ayurvédique cite deux illustres médecins indiens du 5 ième et 6 ième siècle après J.-C., Sushruta et Chakura qui constatent que l’urine des patients souffrant de polyurie gouttait comme le miel, était collante au toucher et attirait les fourmis en grand nombre. Les médecins chinois firent le même constat mais selon eux, ce sont les chiens qui étaient attirés par ces urines. Avicennes, un grand médecin perse décrivit deux complications courantes du diabète : la gangrène et la réduction des fonctions sexuelles. Une dizaine de siècles plus tard, le médecin suisse Von Hohenheim (1494-1541), mieux connu sous le nom de Paracelsius, remarqua que l’évaporation de l’urine de diabétique laissait une poudre blanche anormale. Il croyait cependant qu’il s’agissait de sel ce qui, selon lui, expliquait aussi la grande soif des diabétiques. Finalement, ce fut le docteur Thomas Willis (1621-1675), éminent anatomiste et pathologiste britannique qui ramena les concepts de sucre dans les urine après avoir observé le goût de sucre qui se dégageait des urines de diabétiques.

De la connaissance de la maladie

Mis à part cette association, soif, urines fréquentes et sucrées, peu connu sur les mécanismes menant à la maladie. Thomas Willis, avancé pour un début d'explication toujours en vogue. Il est le premier à relier le diabète au mode de vie. Il affirme que le diabète a été une maladie rare pendant l'Antiquité et le Moyen-âge. Il est devenu plus fréquent à son époque parce que les gens mangeaient avec grand goût et consommation plus de vin. Thomas Sydenham croyait que la maladie était prouvée par un chyle non entièrement digéré. Il avait besoin d'être le premier à considérer le diabète comme une maladie systémique et non une déficience rénale.

Le patient Dickonson

Vers la fin du XVIIIème siècle, Mathew Dobson (1735-1784) admis un patient à son hôpital du nom de Peter Dickonson. L'homme de 33 ans affiche à l'extrême tous les symptômes du diabète, son volume d'urine quotidien dépassait les 15 litres (la recette qui sembla quelque peu exagéré ...). N'empêche que Peter permit à Dobson de se livrer à une foule d'expérimentation et d'analyser tant de son sang que de ses urines. En 1976, le médecin publie ses observations dans les Observations et enquêtes médicales. Certaines de ces observations existent en lumière qu'il existe deux formes de diabète, une évolution très rapide (Dobson fait partie d'un de ses patients décédés en moins de cinq semaines et un autre à évolution chronique. L'urine et le plasma sanguin contenaient un taux de sucre anormalement élevé révélant le concept d'hyperglycémie avec les résultats de ce médecin, diverses cures firent leur apparition tentant de modifier la diète et l'apport dans l'eau quotidienne.

Anatomie et physiologie 101

C'est Paul Langherhans, un pathologiste allemand qui a découvert l'existence d'ilots à l'intérieur du pancréas. Quant aux liens de cet organe avec le diabète, sur le doit à Oskar von Minkowski vers la fin des années 1880. L'assistant de fils, ne sur un oublié le nom, lui avait signalé un chien, dont il avait enlevé le pancréas la veille , éveillé avec une grande soif et que son urine attire les mouches. En 1871, le français Apollinaire Bouchardat remarque que les patients souffrant de diabète n'affiche plus de glycosurie pendant le rationnement de nourriture qui sévit pendant la durée du siège de Paris lors de la guerre franco-prussienne. Il émit l'hypothèse qu'il serait possible de contrôler le diabète avec une diète alimentaire appropriée.

Puis les médicaments

Un précurseur oublié pour causes d'opinion

En 1911, Nicolae Constantin Paulescu, un médecin chercheur, arrive à fabriquer des extraits de pancréas et découvre que ceux-ci réussissent à baisser le taux de glycémie sanguine. Il a effectué des expérimentations sur des chiens atteints de diabète mais jamais ses résultats ne sont testés sur des humains. Car la substance particulièrement irritante. Il la nomme pancréine. Il publie ses résultats en mars 1921 et dépose un brevet le 10 avril 1922. À cause de ses engagements et déclarations résolument antisémites, Paulescu n'aura jamais droit à la reconnaissance internationale comme pionnier dans la découverte de l'insuline.

Puis, à Toronto, l'insuline

De la Héros militaire Première Le malade du Québec guerre mondiale, Frederick Grant Banting, jeune médecin, commence sa pratique médicale à London en Orthopédie en Ontario. Durant la guerre, en France à la bataille de Cambrai, il a porté au secours de sa garnison au risque de sa vie et il avait été blessé. Il était d'ailleurs honoré de la Croix-armée pour héroïsme. De retour au pays, la clientèle se fait rare, il accepte un poste comme assistant de recherche du professeur Miller, à l'Université Western Ontario. En 1920, il est appelé à donner un cours sur le pancréas. C'est en préparation que l'idée traverse l'esprit que le pancréas possède deux fonctions: l'exocrine par la sécrétion des sucs gastriques et l'autre, endocrinien en produisant une hormone capable d'abaisser la glycémie sanguine. Banting a plus que lors d'une passion: toutes les énergies à découvrir un remède contre le diabète. Il a besoin de locaux et d'animaux pour faire sa recherche. Son patron le présent fait au professeur Macleod de l'université de Toronto, qui décide en mai 1921 de lui fournir un laboratoire, dix chiens et un assistant de recherche, un de ses élèves les plus brillants du nom de Charles Best. En moins de six mois, Banting présente son rapport préliminaire de recherche auPhysiological Journal Club de Toronto.

De la découverte à la commercialisation

Les premières insulines sont fabriquées artisanalement à partir des laboratoires de l'Université de Toronto. Très tôt, les compagnies Eli Lilly aux États-Unis et Connaught en Ontario ont commencé la fabrication commerciale du produit. On utilise alors des pancréas de porc ou de bœuf à partir desquels on extrayait et purifiait l'insuline. En 1976, les méthodes allèrent radicalement changer. Une jeune compagnie américaine révolutionne la fabrication de l'insuline par la biotechnologie. En effet, l'ADN de certains microorganismes et en y greffant les gènes codant pour la fabrication d'insuline chez l'homme, il devient possible de synthétiser rapidement et efficacement une insuline humaine. Genentech qui, sous simple présentation de son idée,

 

Pour des informations supplémentaires: http://www.diabete.qc.ca/ 

 

 

Histoire de l'insuline

L'insuline, le bœuf, le porc et les biotechnologies

par: Jacques Beaulieu

Le diabète est une maladie connue depuis la nuit des temps. Tel que décrit dans le Papyrus Ebers, le nom de qui correspond à l'acquisition d'un collectionneur anglais, le diabète faisant partie des anomalies des vases d'eau du corps. Amenhotep III, neuvième pharaon de la dix-huitième dynastie ayant vécu entre 1700 et 1600 et avant Jésus-Christ, en souffrait. Le père de la médecine occidentale, Hippocrate, lui donna le nom de diabète voiture les malades ont toujours eu si vite et urinais avoir après que bu comme si l'eau traversant les voies de leur corps (dia - baina en grec signifie: passer à travers).

Les assistants (chercheurs, entourez-vous de bons assistants, ils sont souvent très utiles), ne sont pas sur un oublié le nom, lui ont indiqué un chien, ont été enlevé le pancréas la veille, ont réveillé avec une grande soif et que son urine attire les mouches.

 

Avant l'insuline, en Roumanie, la pancréine

En 1911, Nicolae Constantin Paulescu, un médecin chercheur, arrive à fabriquer des extraits de pancréas et découvre que ceux-ci réussissent à baisser le taux de glycémie sanguine. Il a été testé sur des chiens atteints de diabète mais jamais ses résultats sont testés sur des humains. Car la substance particulièrement irritante. Il la nomme pancréine. Il publie ses résultats en mars 1921 et dépose un brevet le 10 avril 1922. À cause de ses engagements et déclarations résolument antisémites, Paulescu n'aura jamais droit à la reconnaissance internationale comme pionnier dans la découverte de l'insuline.

Puis, à Toronto, l'insuline

Héros militaire de la première guerre mondiale, Frederick Grant Banting, jeune médecin, commence sa pratique médicale en orthopédie à London en Ontario. Durant la guerre, en France à la bataille de Cambrai, il a porté au secours de sa garnison au risque de sa vie et il avait été blessé. Il était d'ailleurs honoré de la Croix-armée pour héroïsme. De retour au pays, la clientèle se fait rare, il accepte un poste comme assistant de recherche du professeur Miller, à l'Université Western Ontario . En 1920, il est appelé à donner un cours sur le pancréas.C'est en étudiant cet organe en préparation de l'idée que traverse l'esprit que le pancréas possède deux fonctions: l'exocrine par la sécrétion des sucs gastriques et l'autre, endocrinien en produisant une hormone capable d'abaisser la glycémie sanguine. Banting a plus that alles d'une passion: toutes les énergies à découvrir, remède contre le diabète. Il a besoin de locaux et d'animaux pour faire sa recherche. Son patron le présent fait au professeur Macleod de l'université de Toronto, qui décide en mai 1921 de lui fournir un laboratoire, dix chiens et un assistant de recherche, un de ses élèves les plus brillants du nom de Charles Best. L'hypothèse que d '

Une fougue qui a failli coûter un prix Nobel

L'enthousiasme des deux jeunes chercheurs est à son comble, ils ne rêvent que d'une chose: réaliser des tests sur des humains. Pour se faire, Banting insiste auprès de son patron Macleod pour retenir les services de James Bertram Collage, un jeune docteur en biochimie spécialisée dans la préparation d'extraits tissulaires. Collage sur le travail de purifier le mieux possible les extraits de pancréas sur lesquels travaillaient Banting et Best. 

Le 11 janvier 1922, le rêve de Banting se réalise. Un jeune patient âgé de 14 ans dans un état semi-comateux à l'Hôpital Général de Toronto. Sa vie ne tient plus à un fil. Les médecins de Leonard Thomson, le jeune diabétique mourrant, lui administre donc la préparation fournie par Banting et Best. Le taux de glycémie du patient baisse de 24,5 à 17,8 nmole / l mais il reste encore beaucoup de sucre dans le sang et dans les urines, si bien que l'expérience n'est qu'un demi-succès.

Qui plus est, Macleod et collapse ont été dans l'ignorance quant à cette première injection sur un patient, et ils étaient furieux. Collé entre, qui a réussi à obtenir une préparation plus pure menaçait de breveter lui seul ses résultats. Ce n'est pas un prix de longues négociations que les quatre chercheurs finirent par s'entendre.

Le 23 janvier 1922, soit 12 jours à peine après le premier essai, une injection de la préparation de Collet, une version purifiée de cette administrée précédemment, est administré au jeune Thomson. Le succès fut total. L'état de santé du patient s'améliore en un rien de temps. Sa glycémie passe de 28,9 à 6,7 nmole / l. Le jour suivant, la glycémie remonte et une nouvelle injection est administrée avec les mêmes résultats. Leonard Thomson qui a assisté à la mort en ce mois de janvier 1922, vivra jusqu'en 1935 et mourut d'une pneumonie.

Et le Prix Nobel va à:

En 1923, le Prix Nobel, qui ne peut être utilisé à trois récipiendaires pour une seule découverte, sera finalement remis à Frederik Banting et John Macleod. Banting partagera symboliquement son prix avec Charles Best et Macleod avec James Bertram Collip.

Comme la substance isolée par Banting et Best a un rapport avec une partie des cellules pancréatiques appelées les îlots de Langerhans, ils lui font d'abord le nom d'isletin, puis en avril 1922, celui d'insuline.

De la découverte à la commercialisation

Les premières insulines sont fabriquées artisanalement à partir des laboratoires de l'Université de Toronto. Très tôt, les compagnies Eli Lilly aux États-Unis et Connaught en Ontario ont commencé la fabrication commerciale du produit. On utilise alors des pancréas de porc ou de bœuf à partir desquels on extrayait et purifiait l'insuline. En 1976, les méthodes allèrent radicalement changer. Une jeune compagnie américaine révolutionne la fabrication de l'insuline par la biotechnologie. En effet, l'ADN de certains microorganismes et en y greffant les gènes codant pour la fabrication d'insuline chez l'homme, il devient possible de synthétiser rapidement et efficacement une insuline humaine. Genentech qui, sous simple présentation de son idée,

L'insuline à l'origine du statut professionnel du travail d'infirmier.

L'administration d'insuline à trop forte dose provoquée par un coma insulinique. Banting a a noter les effets dès ses premières expérimentations sur les animaux. En 1927, un psychiatre et neurophysiologiste polonais, Manfred Joshua Sakel s'est rencontré au point une technique pour traiter la schizophrénie. Son principe était celui d'un patient atteint de cette maladie une dissolution de la conscience dans le plongeur dans un coma insulinique. En redonnant graduellement le sucre au patient, celui-ci bénéficiait d'un réveil d'une maternité qui doit être comparé au rapport mère - l'enfant n'a pas été privé pendant son jeune âge. Et lorsque patient emergeait de son sommeil, il avait normalement oublié tous ses soucis antérieurs. La durée du traitement s'échelonne sur plusieurs heures. Le rôle des infirmières et des infirmiers était primordial. Dans la préparation du patient pendant la phase de coma, tous les signes vitaux étaient pris régulièrement et méthodiquement par l'infirmière qui contenait plus de changeurs souvent les vêtements du patient et sa voiture littérale, à cause de l'hypersudation provoquée par l 'hypoglycémie, devenaient rapidement mouillés. Ensuite, l'infirmière, par une sonde oesophagienne, administrer la quantité de sucre nécessaire pour extirper le patient de son coma. C'était la phase dite de resucrage. Enfin, lorsque le patient s'est réveillé totalement, elle a acheté des vêtements propres et de parler avec bienveillance pour compléter une psychothérapie efficace. Par toutes ces actions, les infirmières et les infirmiers, ne devenaient plus de simples gardiens, des garde-malades. Ils s'inscrivaient comme des professionnels de la santé, statut qui leur était confié à l'intérieur des institutions où se pratiquait la cure de Sakel. Malheureusement, ce statut ne leur a pas été reconnu en dehors de ceux-ci et de l'abandon de ces guérisons au tournant des années 1950, sur l'état de santé des infirmières et des infirmiers spécialisés en psychiatrie.

L'insuline aujourd'hui et demain

De nos jours, l'insuline n'est plus utilisée dans le cadre de cures psychiatriques. Mais la découverte de Banting, Macleod, Best and Collapse a profité et profite encore à des millions de personnes souffrant de diabète.

L'insuline qui est inactivée si elle doit traverser le tractus digestif est donc administrée par injection intramusculaire. Mais plusieurs développements sont à prévoir. Les sources d'insuline qui peuvent permettre de varier selon les besoins des doses d'insuline sont en application. Des études en cours envisager les possibilités d'administration de l'insuline par des voies nasales (inhalateurs d'insuline), bronchiques et même orales. De plus, des greffes de cellules de Langerhans sont présentement à l'essai.Le patient du Québec

Merci donc aux docteurs Banting, Best, Macleod et Collet ainsi que tout premier patient: Leonard Thomson. Au début des années 1920, ils ont rendu la vie possible aux générations futures de diabétiques.