Malade, notre système de santé? Privé versus public: la mauvaise question

« Il n'y a qu'au Canada qu'on a instauré un système totalement gratuit. Le bar ouvert en santé canadien ne pourra pas fonctionner éternellement. »

L’idéal est du niveau public, le désastre, du niveau privé. L’idéal est au niveau de la laïcité, le danger du côté religieux.

Est-ce parce que le cerveau humain est formé de deux hémisphères qu'il soit si facile d'observer le monde comme dichotomique. Il y a le noir et le blanc, le bon et le mauvais, le ciel et l'enfer et, en santé: le privé et le public. D'ailleurs, il n'y a qu'ici qu'une telle opposition existe entre système privé et public en santé. Partout ailleurs, les deux systèmes sont vus comme complémentaires et non en opposition. Mais d'où vient cette ineptie? Elle remonte avant même la naissance officielle de notre système. Dans une entrevue que j'ai eue en 2015 avec le Dr Augustin Roy qui fut celui qui occupa le plus longtemps le siège de président au Collège des médecins, celui-ci me raconta son séjour en Suède alors qu'il se spécialisait en administration de la santé. ( Réf : https://quebec.huffingtonpost.ca/jacques-beaulieu/malade-notre-systeme-de-sante-prive-versus-public--la-mauvaise-question_b_8770302.html )

Voici ce qu'il me confia:

Un séjour d'apprentissage en Suède

«En juin 1961, j'avais soumis ma candidature à un séminaire qui se tenait en Suède, un pays réputé alors d'avant-garde en ce qui concerne son système d'administration des soins de santé. Je fus demandé en entrevue. Le séminaire avait lieu à l'Université d'Uppsala. Nous y rencontrerions des représentants des groupes de syndicats. J'y ai d'ailleurs rencontré le président des syndicats médicaux qui m'expliqua comment fonctionnait leur système. Nous avons aussi bénéficié d'une rencontre avec le premier ministre de la Suède. Le voyage fut des plus instructifs. Ce plongeon au sein des grands courants de la société s'est avéré une mine de connaissances et d'expériences qui m'ont servi la vie durant. Contrairement à la croyance populaire, qui prévaut étrangement encore aujourd'hui, en Suède, le régime de santé est loin d'être gratuit pour tous. D'ailleurs, là-bas, les gens paient directement leur médecin et se font ensuite rembourser un pourcentage variable, selon la nature des soins dispensés par la caisse d'assurance publique. Il existe toujours un déductible d'environ 25% du coût qui est payé par le citoyen et qui est non remboursé par l'État. Il y avait une modulation de la partie remboursable.

Ceux qui souffraient de maladies chroniques, comme le diabète, ou dont la maladie les forçait à consulter fréquemment le médecin, comme le cancer, bénéficiaient d'un déductible plus faible. Mais jamais le gouvernement suédois n'a payé directement les médecins. Les modalités de paiement des médecins variaient du paiement à l'acte au salariat pour ceux qui enseignaient, faisaient de la recherche ou encore occupaient de postes dans l'administration médicale. Les médecins salariés avaient aussi la possibilité de consacrer une certaine partie de leur temps à la pratique privée. Quand on a monté ici en éloge le système suédois, on s'est bien gardé de révéler ces détails qui pourtant ont toute leur importance si on veut éviter qu'un système de santé ne devienne déficitaire et ne s'écrase sous le poids de ses coûts. Quand le patient doit payer directement son médecin, même s'il sait qu'il sera en grande partie remboursé, on évite la surconsommation des soins. Quand les médecins-chercheurs, les médecins-enseignants et les médecins-administrateurs ont la possibilité de jumeler leur travail avec de la pratique privée, il n'est plus besoin de devoir leur proposer des salaires faramineux pour pouvoir les garder. Il n'y a qu'au Canada qu'on a instauré un système totalement gratuit. Le bar ouvert en santé canadien ne pourra pas fonctionner éternellement. L'escalade des coûts a des limites que l'on devra un jour ou l'autre imposer. »

Voilà donc ce qui se discutait alors que se préparait l'instauration de notre système d'assurance-maladie. Il est intéressant de noter, comme l'a fait le Dr Roy, qu'on s'est bien gardé de publiciser que dans ces pays socialistes qu'on voyait alors comme modèle de la modernité, en santé, le public côtoyait le privé et que l'un n'allait pas sans l'autre. Il valait mieux passer sous silence tout ce qui était privé pour réussir ici à instaurer un système entièrement public et totalement géré par les instances gouvernementales publiques et parapubliques. Le début de la « démonisation » du privé servit donc de jardin pour l'éclosion du système public.

Le méchant privé

La continuation de ce manège se fit en dressant l'épouvantail du système américain, chaque fois qu'en santé, un individu osait chuchoter le mot « privé ». Est-il quelqu'un pour enfin affirmer qu'au lieu de vouloir imiter le système américain, le dernier de la classe, celui dont le système coûte le plus cher et dont l'accès est le plus limité, il serait préférable de plutôt s'orienter sur les premiers, ceux qui ont réussi? Ainsi dans l'esprit de bien des gens se forma le dogme du bon système public canadien et du méchant système américain, sous-entendant que si on se rapproche de l'un, on s'éloigne de l'autre. Cette vision qui oppose systématiquement le public et le privé est devenue sclérosante car elle empêche toute réflexion sur un nouveau système de santé, un système qui permettra à chacun d'avoir accès à des soins médicaux de qualité dans des délais raisonnables. Parce qu'il faut bien le constater, dans le tout privé, comme chez nos voisins du Sud, le budget peut rendre l'accès difficile pour un certain nombre d'individus. Ici, avec le tout public, nous rencontrons aussi des problèmes d'accessibilité aux soins de santé. Est-ce utile de répéter les temps d'attente dans les urgences des hôpitaux, la difficulté à se trouver un médecin de famille, les temps d'attente pour certaines chirurgies? En somme le tout privé et le tout public ont chacun leurs failles et l'un n'a rien à envier à l'autre.

Accepter la privatisation

Pour réussir à rendre notre système plus performant tout en respectant les budgets de l'État, il faut cesser de trembler devant une privatisation certaine. Il ne s'agit pas de désassurer l'ensemble de l'offre des soins, mais bien d'établir une collaboration entre ce qui se fait au public et ce qui pourrait se faire au privé. Il faudrait aussi rajeunir le vocabulaire. Consulter en privé n'implique pas obligatoirement devoir sortir sa carte de crédit plutôt que sa carte d'assurance-maladie. En Angleterre, pour sortir de cette impasse, on inventa le terme de cliniques indépendantes pour parler de ces cliniques médicales gérées par des instances privées mais dont les coûts sont défrayés par le système public. Il est temps qu'ici on cesse d'avoir peur des mots et qu'on réalise qu'en santé, privé et public ne sont pas des systèmes opposés, mais plutôt qu'une saine complémentarité pourrait s'établir au plus grand bénéfice de la seule personne vraiment importante dans ce système: celle qui a besoin de soins de santé. (Nota: Le Dr Roy est décédé en août 2016).

Dire que certains souhaitent aujourd’hui que tous les CHSLD relèvent du secteur public. Pourtant, on peut se demander où étaient les CIUSSS et CISSS responsables qui ont reçu pendant plusieurs années des plaintes et des rapports accablants contre des CHSLD sans intervenir.  Où est le secteur public quand on veut déménager des dizaines de personnes âgées d’un CHSLD en septembre prochain ? Et surtout, dans tout ce faux débat public-privé, où est le patient ? Qui s’en occupe ?  Qu'on le nomme: malade, patient, usager, utilisateur ou bénéficiaire, il demeure encore et toujours le plus grand oublié du système. N'ayons surtout pas peur d'oser le changement! Pourquoi pas un bureau des usagers ?

Un Canada meilleur au domaine des sciences de la vie ?

Si au début de cette pandémie, quelqu’un avait proposé au Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB), cet organisme fédéral qui décide des prix des médicaments au pays, de baisser les prix de tous les vaccins présents et futurs qui entreraient au Canada, ce « visionnaire aveugle » aurait certainement été rapidement vilipendé et fort probablement ostracisé. Tous et chacun connaissait à cette époque l’importance capitale de découvrir, produire et distribuer le plus rapidement possible un vaccin contre la Covid. Alors pourquoi s’apprête-t-on à baisser de manière unilatérale les prix des autres nouveaux médicaments, médicaments qu’on appelle aussi les médicaments brevetés ?

L’histoire des coûts des médicaments

« Dans les faits, découvrir un nouveau médicament coûte très cher. L'américaine Pfizer a dépensé en moyenne 7,7G$US par médicament pour lancer ses 11 médicaments lors des 15 dernières années. Le facteur le plus important derrière ces coûts est le taux d'échec élevé. Sur les 10 médicaments qui sont testés sur des humains un seul reçoit l'approbation des autorités. » (https://www.lesaffaires.com/blogues/bernard-mooney/le-cout-prohibitif-pour-lancer-un-nouveau-medicament/542491 ). L’autre facteur qui joue sur les coûts des médicaments brevetés est la clientèle potentielle qui utilisera ce médicament. Par exemple, découvrir un médicament qui guérirait ou même atténuerait des maladies telles l’Alzheimer ou le Parkinson s’avérera très rentable lorsqu’on considère le nombre de personnes qui pourront utiliser ce médicament. À l’opposé, un médicament qui aiderait une personne atteinte d’une maladie rare, qu’on appelle aussi, une maladie orpheline, sera très dispendieux. Finalement, le troisième facteur à considérer est la capacité de payer. Personne ne dispose d’un budget illimité qu’il s’agisse de l’État ou des compagnies d’assurance privées ou publiques.

Comment en arriver alors à un consensus ?

En réalité, la solution est fort simple. Au lieu de se tirailler sur chaque chiffre, chaque virgule, chaque statistique et chaque médicament, il vaudrait très certainement asseoir à la même table tous les intervenants concernés à commencer par les patients qui ont BESOIN de ces médicaments ainsi que les soignants qui les prescrivent, les compagnies pharmaceutiques qui les produisent ET le organismes payeurs (gouvernements et assureurs).

Nous avons une chance unique de changer une fois pour toute ces chicanes de prix improductives et réalisées au détriment de la santé de tous comme nous le fait vivre le CEPMB depuis des lustres en une vision d’avenir qui satisfera tous les intervenants à partir des patients jusqu’aux payeurs.

Le gouvernement canadien actuel a su montrer son empathie et rester à l’écoute des Canadiennes et des Canadiens depuis le début de cette pandémie. Les généreux programmes d’aide aux contribuables, à la recherche scientifique et aux entreprises ont touché tous les citoyens de notre pays du plus pauvre au plus nanti. Pourquoi notre premier ministre ne continuerait pas sur cette lancée ? Pourquoi n’inviterait-il pas tous les Canadiens concernés à une table de concertation afin de mettre sur pied une vraie politique des sciences de la vie au pays ? C’est ainsi et uniquement ainsi, en suspendant la mise en œuvre des modifications règlementaires du CEPMB, qu’il apportera enfin une solution durable à la santé de toutes et de tous.  Sinon il aura fait comme ce « visionnaire aveugle » dont il était question au début de ce texte avec le risque d’être vilipendé et ostracisé. Et être ostracisé aux élections n’est certainement pas dans les plans de notre premier ministre.

Covid : la voie du succès ou de la défaite

Il était médecin, on l’a déchu de ses fonctions. Il était chercheur, on lui a retiré son titre et son poste. Parce que son objectif n’était pas de guérir mais bien de partir une entreprise basée sur une campagne de propagande antivaccins. La supercherie a été clamée haut et fort dès le début des années 2010. Mais le doute était semé et le mal était fait. (Il est inutile de mentionner le nom de cet ex-chercheur, ce serait lui faire une publicité inutile). Cette fraude est l’une des raisons qui justifie que plus de 10 ans plus tard, on retrouve encore ce scepticisme de la part d’une minorité de la population face à la vaccination.

Pourtant les vaccins ont fait leur preuve et ce, depuis fort longtemps. Par exemple, la variole (aussi appelée : la petite vérole) une maladie hautement contagieuse et avec un taux élevé de mortalité a complètement disparue de la surface de la terre. Ce fut la première fois dans la grande histoire de l’humanité qu’une maladie était ainsi entièrement éradiquée. D’autres maladies ont aussi été maîtrisées grâce à la vaccination. On peut ainsi penser à la poliomyélite qui a quasiment complètement disparue. Il ne reste actif que quelques foyers d’éclosions aux rares endroits où la vaccination contre cette maladie n’est pas autorisée. Un autre exemple est celui de la tuberculose. Il n’y a pas si longtemps, le Québec comptait bien des sanatoriums qui accueillaient les tuberculeux pour tenter de les sauver tout en essayant de limiter ainsi la contagion de cette maladie. Tous ces sanatoriums ont perdu leurs raisons d’être après l’arrivée du vaccin BCG et ont été transformés en hôpital. Ce fut le cas de l’hôpital Laval à Québec, l’hôpital du Sacré-Cœur à Montréal et l’hôpital de Ste-Agathe dans les Laurentides. Aujourd’hui, au Québec, on ne vaccine plus contre la variole, la tuberculose ou la poliomyélite. Nous n’avons tout simplement plus besoin de ces vaccins.

Bien sûr, tous les vaccins n’ont pas cette capacité d’éradiquer complètement une maladie. Mais bien des maladies infectieuses peuvent être largement freinées par les vaccinations. On peut penser à ces maladies bien souvent mortelles et très contagieuses comme la rougeole, les oreillons, la rubéole, etc. Nous réussissons bien à contrôler ces maladies tant que la vaccination est largement distribuée. Mais dès qu’un groupe ou un sous-groupe décide de ne pas se faire vacciner, la maladie reprend du galon. On peut se rappeler des membres de cette communauté religieuse revenant d’un séjour aux USA. Leurs croyances leur interdisant de se faire vacciner, ils ramenèrent ainsi la rougeole au Québec.

Toutes ces preuves devraient être suffisantes pour inciter TOUTE la population à se faire vacciner. Mais le doute irrationnel subsiste malgré tous les arguments. Dommage.

Pour revenir à un moment historique, nous l’avons dit et répété : pour la première fois dans l’histoire, nous avons réussi à produire en moins d’un an un vaccin hautement efficace contre ce virus responsable de la pandémie.  Ces quelques groupes minoritaires anti-vaccination réussiront-ils à permettre à la Covid de bénéficier d’un bassin suffisamment large d’êtres humains non vaccinés pour pouvoir se multiplier à qui mieux mieux et risquer d’enfin produire un nouveau variant résistant aux vaccins actuels ? La question mérite certainement d’être soulevée.

Une requête : à celles et ceux qui hésitent à se faire vacciner, s’il vous plait, allez vite vous faire vacciner. Sinon tous ces efforts auront été vains : ceux de nos chercheurs, de nos médecins, de nos infirmières, de nos préposés aux malades, de nos grands-parents qui ont vécu en isolement sans pouvoir faire ne serait-ce qu’un câlin à leurs petits-enfants et de nous tous ayant traversé les confinements répétitifs, les couvre-feux et les pertes de nos libertés. Nous serons tous lourdement pénalisés si les antivaccins perpétuent leur aveuglement. Tarder à se faire vacciner et ne pas respecter les règles de distanciation et autres, voilà la recette pour permettre une quatrième vague. Le voulons-nous vraiment ?

Nous avons trouvé la solution, il ne manque que le bon vouloir de tous et chacun pour en faire un succès historique. Sinon…, ce sera un échec historique.

La nouvelle devise du Québec : Je me souviens de ce que je veux bien

Le célèbre auteur, poète et parolier français Hervé Desbois écrivait : « La vie est un bon professeur. Encore faut-il savoir l’écouter ». Malheureusement, ces mots ne semblent pas avoir traversé l’Atlantique et amerri au Québec. Un exemple parmi tant d’autres : au début des années 2000, le gouvernement du Québec décidait d’assainir les dépenses en santé. Le terme utilisé (assainir) était en réalité un euphémisme qui se traduisit, entre autres, par le remplacement des médicaments brevetés (aussi appelés médicaments d’origine) par des médicaments génériques. Avec cette réforme et le courant de mondialisation qui faisait alors rage, les grandes compagnies pharmaceutiques dont les sièges sociaux, les laboratoires de recherche et les usines de fabrication se trouvaient surtout au Québec, ont déménagé leurs pénates dans des endroits du globe où les coûts en recherche et développement étaient moins élevés et où ils pouvaient vendre leurs produits à meilleurs coûts. Cela prendra près de deux décennies avant que des structures de recherche puissent à nouveau émerger dans notre province. Voilà une preuve bien sentie que le prix le plus bas n’est pas toujours la meilleure solution. Nous traversons une pandémie où le rôle des vaccins est primordial. Mais, nous n’avons plus d’usine de production. Alors nous importons ces vaccins d’autres pays qui, eux, ont préservé leurs centres de recherche et de production de médicaments. Cependant, à quel coût avons-nous obtenu ces vaccins ? Ce léger détail n’est pas encore rendu publique…

Une annonce en catimini

Mardi dernier, c’était jour de fête au Québec. Notre premier ministre allait enfin annoncer son programme de déconfinement. Déjà depuis la veille, des coulages orchestrés dans les médias assuraient une omniprésence médiatique de cet événement tant attendu. Lundi le 17 mai 2021, mardi le 18 mai et mercredi le 19 mai, les médias ne parleraient et n’écriraient pratiquement que sur ce déconfinement. Alors quelle aubaine que de pouvoir profiter de ce tsunami médiatique favorable au gouvernement pour annoncer par un communiqué de presse : Le ministre Christian Dubé annonce un virage vers les médicaments biosimilaires ( https://www.newswire.ca/fr/news-releases/le-ministre-christian-dube-annonce-un-virage-vers-les-medicaments-biosimilaires-886898453.html ). C’était probablement certain dans l’esprit des stratèges en communication du Ministère que cette annonce n’allait pas provoquer trop de remous dans l’opinion publique.

Pourtant un débat s’impose

Lorsqu’il avait été question de prioriser les médicaments d’origine par les médicaments génériques au début des années 2000, la réponse était purement économique : d’origine ou génériques, l’un était la copie conforme de l’autre. Une fois que l’acide acétylsalicylique était connu (la fameuse Aspirin©), on accordait un brevet d’une durée prédéterminée au fabricant pour qu’il puisse récupérer les sommes qu’il avait investies en recherche et développement de ce produit, après quoi tous les autres laboratoires pouvaient fabriquer le même produit et le vendre à moindre coût.

Biologiques ou biosimilaires ? La question à plusieurs millions de dollars. D’abord un peu de sémantique pourra nous jeter un premier éclairage. Un médicament biologique est fabriqué par des cellules vivantes d’où son nom de biologique. Un exemple facile, d’actualité et grandement simplifié ici : les vaccins. Ils sont fabriqués par des cellules en culture à qui l’on présente une bactérie ou un virus. Puis les antigènes seront extraits de ces cultures, purifiés et inactivés avant d’être mis en fioles et distribués comme vaccin. Les vaccins sont donc des médicaments biologiques et, en passant, leurs prix sont tout-à-fait abordables. Il existe des médicaments biologiques très dispendieux et ce sont de ceux-là dont il est question. Leurs implications monétaires peuvent devenir un frein aux traitements. Il faut bien lire peuvent devenir un frein et non représentent un frein aux traitements. Car il existe des solutions qui permettraient à toutes les parties d’y trouver leur compte : les gouvernements qui doivent dépenser avec économie, les compagnies pharmaceutiques qui doivent rentabiliser les coûts reliés à la recherche et à la fabrication de ces médicaments et, on l’oublie trop souvent, le patient qui en a besoin. Tous ces gens sont prêts à négocier de bonne foi une formule où tous en sortiraient gagnants. Mais il faut leur accorder l’occasion d’avoir ce débat.

La solution

Comme je l’écrivais le 13 mai 2019 dans le HuffPost : « Bien humblement, plutôt que de s’enliser dans les grands discours de ce qui serait le mieux entre biologique ou biosimilaire, je suggèrerais qu’on assoit à la même table : le MSSSQ, les pharmaceutiques et… les patients (peut-être via le bureau des usagers) afin que tous présentent leurs arguments. Pour assurer le succès d’une telle entreprise, deux conditions sine qua none s’imposent.

1)      Les dés ne doivent pas être pipés.

En d’autres termes, les prémisses de départ ne doivent pas s’appuyer sur des préjugés et ne doivent pas être une tentative de camoufler sous les traits d’une consultation une finalité non avouée de promouvoir tous azimuts un « non-medical switch », ce qu’on pourrait traduire par un changement de médicament qui ne répond pas à des objectifs strictement médicaux.

2)      Chacune des parties doivent être équitablement entendus (nombre et durée des interventions)

Il faut se rappeler que l’objectif ici n’est pas d’éliminer les médicaments biologiques pour les remplacer par des biosimilaires. Il faut en arriver pour le bien-être des patients à une saine coexistence de ces médicaments.

En résumant, on pourrait dire qu’il faut continuer à favoriser le médicament biologique de référence si nous voulons encourager la recherche de nouveaux médicaments ou de nouvelles applications à des médicaments existants tout en laissant un espace pour les biosimilaires afin de maintenir une saine pression sur les prix. » ( https://quebec.huffingtonpost.ca/jacques-beaulieu/medicament-biologique-biosimilaire-generique-patient_a_23715467/ )

Y a-t-il une oreille pour le patient dans ce ministère ? Ou, ferons-nous comme au début des années 2000 lors du passage aux médicaments génériques non pas en ménageant mais plutôt en sacrifiant la chèvre et le chou ?  Souvent, on se souvient de ce qu’on veut bien et on oublie ainsi les erreurs du passé. C’est pourquoi tant dans le passé que dans le présent, on en arrive à oublier le patient qui a besoin de ces médicaments. Pouvons-nous espérer que cela change dans le futur ? La réponse nous appartient ministre, pharmas et… patients.

OFFRE DE SERVICES

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Quel que soient vos besoins en termes de communication et/ou de vulgarisation scientifique, je profite de ces lignes pour vous offrir mes humbles services.

Qu’il s’agisse :

  • De couverture d’événements.

Exemple : vous procédez à un lancement, vous organisez une conférence de presse, vous recevez un invité de marque.

  • De rédaction de discours

Il m’a souvent été demandé d’écrire des discours et des allocutions. Ayant pendant plus de 6 ans écrits les textes pour la télésérie Science et technologie sur le réseau TVA, je suis habitué à écrire aussi des textes qui seront parlés.

  • D’écriture d’articles ou de blogues

Pendant ma carrière, j’ai écrit plusieurs centaines d’articles soit dans l’Actualité médicale ici et dans la revue Médecine en France, dans l’Huffington Post et dans nombre d’autres médias.

  • De biographies de votre entreprise ou de l’un ou l’autre des membres de votre organisation.

En termes de biographies, j’ai écrit le livre : Ces médecins qui ont marqué le Québec, un livre biographique : Permettez-moi de vous dire avec le Dr Augustin Roy, et un autre avec M. Adrien Gagnon

  • D’écriture de livres

Au total, j’ai signé et/ou co-signé 36 livres portant sur divers aspects de santé et du système de santé.

Doté d’une formation universitaire en biologie, en microbiologie et en microscopie électronique, je peux comprendre rapidement les enjeux scientifiques et, grâce à une expérience de plus de 40 années en vulgarisation scientifique, rendre ces enjeux compréhensibles à tous les publics.

Puis-je vous aider ?

Jacques Beaulieu,

Communication scientifique

beaulieu.ja@videotron.ca

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