Le moi au temps de la pandémie

En réalité, le moi n’aura jamais été aussi important qu’en ces temps de pandémie. Bien sûr, quand je pense à moi, quand je pense à me protéger de la Covid-19, je travaille à sauver ma propre vie. Si je limite le plus possible les contacts avec les autres humains, si, lorsque j’ai ces quelques contacts limités, je maintiens les 2 mètres de distanciation, je porte le masque et je me lave les mains fréquemment, je minimise ainsi les possibilités que le virus puisse entrer dans mes poumons. Si de plus, je me fais vacciner, alors j’augmente d’un cran mon niveau de protection. Parce que si, malgré toutes mes précautions, je venais à entrer en contact avec un virus, mon système immunitaire le reconnaîtrait rapidement et pourrait l’éliminer avant qu’il ne puisse déclencher en moi la terrible maladie. Tout ce préambule indique clairement les bénéfices pour moi d’éviter le plus possible de rencontrer un virus et les avantages de me faire vacciner au cas où je viendrais tout de même à le croiser. Car le moi est maintenant en guerre contre un ennemi invisible, puissant et innombrable, un virus.

La protection de moi-même est encore plus importante. Car en évitant de me transformer en usine à virus, j’évite de propager cette Covid-19 et je protège ainsi les autres humains qui m’entourent : mes grands-parents, mes parents, mes enfants, mes amis, mes collègues de travail et ceux que je croise au hasard du temps. Un moi non infecté est bien sûr un avantage énorme pour moi ET aussi un avantage pour toutes celles et ceux que je rencontre.

Une guerre à finir

Dans cette guerre, comme dans toutes les autres, il y a les siens et les ennemis. Ici les siens, ce sont tous les humains et les ennemis, ce sont les virus qui utilisent les humains comme usines de fabrication de milliards de virus semblables à eux. Est-ce que les humains ont tout fait pour éviter de se transformer ainsi en arsenal à virus ? Malheureusement, dans bien des cas non. Deux exemples me viennent spontanément à l’esprit.

Exemple UN : le programme Alerte-COVID

En date du 15 avril 2021, soit plus d’un an après sa mise en application, ce programme qui peut avertir lorsqu’une personne a été en contact avec un porteur du virus n’a suscité que 6 473 766 téléchargements à travers le Canada qui compte pourtant 38 135 003 habitants donc à peine un peu plus d’une personne sur 5 s’est prévalue de cet outil tout à fait gratuit qui aurait pu s’avérer d’une grande efficacité dans les stratégies de lutte contre la Covid-19.

Exemple DEUX : les vaccins

Au grand dam des associations complotistes et des sempiternels groupes antivaccins qui, années après années, claironnent leurs menteries sur toutes les tribunes qui leurs sont malheureusement accessibles, un effort mondial sans précédent de tous les chercheurs aura permis de produire en moins d’un an des vaccins efficaces contre l’ennemi numéro 1 : la Covid-19. C’est, comme il l’a été souvent répété, du jamais vu dans la grande histoire humaine. Mais au lieu d’assister à un flot continu de personnes attendant leur vaccination, on se retrouve avec des plages non occupées et des vaccinateurs qui se tournent les pouces pendant que le virus profite de ces trêves qui lui sont accordées pour continuer ses multiplications à gogo tout en produisant des variants qui, s’y nous n’intervenons pas assez rapidement, aboutiront à des souches qui seront capables de contourner les vaccins actuels. Alors, nous entrerons dans une nouvelle guerre mondiale contre ces nouveaux variants.

À la guerre comme à la guerre

Nous qui sommes nés après 1945, n’avons jamais vécu de guerre mondiale. Ceux qui les ont vécues et ceux qui ont dû combattre dans les armées connaissent bien le climat militaire. En guerre, les libertés individuelles sont bien moins importantes que la protection collective. Quand comprendrons-nous que nous sommes présentement en guerre contre un ennemi bien plus puissant que tous ceux rencontrés dans les guerres entre les humains, un ennemi invisible et qui augmente ses troupes chaque fois qu’un être humain en est infecté. Alors, lorsque les gens refusent de se faire vacciner ou craignent un vaccin qui pourrait apporter des complications dans 1 cas sur 100 000 (un cas sur cent mille cas) alors, je me dis que le moi est devenu trop important. Et quand 40% des gens qui œuvrent au sein des organismes de santé refusent de se faire vacciner, quelle qu’en soit leur raison, la situation devient carrément immorale. Que faudra-t-il pour que l’on se rappelle des plus de 10 000 personnes qui pourraient être encore parmi nous au Québec et qui sont décédées durant les premières vagues de cette pandémie ici ? Et surtout que dire à celles et ceux qui refusent de se soumettre aux règles de santé publique et de se faire vacciner ? Il faudra bien que quelqu’un leur dise que le virus de la Covid-19, sans être muni d’aucun cerveau, est bien plus habile qu’eux.

Le temps du moi absolu sera un jour révolu. Dans un bientôt que je souhaiterais le plus tard possible, la survie collective deviendra alors bien plus importante que celle de chacun des humains. Si ce n’est pas un ou des virus qui y parviennent, ce sera le climat et l’environnement qui nous forceront à penser à la survie collective plutôt qu’au bien-être individuel.

Dommage, pourtant les premières vagues de la Covid-19 nous auront avertis.

L'anorexie, esthétisme ou miracle: question d'époque

https://johannabou.skyrock.com/272146290-L-anorexie-un-moyen-de-s-autodetruire.html

Ramenée à la mode durant la présente pandémie, l'anorexie est connue depuis fort longtemps. L'histoire d'une pécheresse repentie mena à une lutte épique entre les tenants de l'anorexie comme étant une maladie, et ceux qui croyaient qu'elle était d'origine miraculeuse.

Quelques exemples dans l'Histoire

Impératrice d'Autriche, Élisabeth, mieux connue sous le pseudonyme Sissi, ne semble pas avoir connu la vie idyllique que la légende a retenue. Elle semblait très mal s'acclimater à la vie de château et à son rôle social. Avec une belle-mère qui ne l'appréciait pas beaucoup et un époux occupé par les guerres contre Napoléon III, Sissi n'était guère heureuse. Rongée par les remords pour la mort en bas âge de sa fille Sophie, elle dépérissait littéralement. Elle avait à peine 22 ans lorsqu'on lui diagnostiqua une tuberculose dont elle se remettra pourtant.

Pour combler un tant soit peu le vide laissé par son mari parti en guerre, elle ouvre un hôpital et y consacre tout son temps. Lorsqu'il n'y a pas assez de travail, elle fait de longues et épuisantes randonnées à cheval. Puis elle se met à fumer, ce qui était extrêmement mal vu pour une femme à cette époque. Mais plusieurs l'imitent, au grand dam des bonnes gens du palais. Une de ses cousines, l'archiduchesse Mathilde, voulant dissimuler sa cigarette lors de l'arrivée impromptue de son père, mit le feu a ses vêtements et mourut brûlée vive.

Au retour de la guerre qu'il perdit, son mari la délaissa aux profits de nombreuses maîtresses, et Sissi sombra encore une fois et se remit à tousser. Elle retourna en cure et commença une étrange collection de photos de femmes. Elle revint à Vienne, mais n'avait qu'un seul désir : voyager de par le vaste monde, ce qu'elle fit le plus souvent possible, négligeant ses trois enfants, son mari et ses devoirs impériaux.

C'est qu'Élisabeth cachait un secret : sa peur démesurée de prendre du poids.

Et en 1860, elle utilisa les mêmes trucs qui sont encore en vogue aujourd'hui : peu de nourriture et un maximum d'activités physiques. Ainsi, elle ne se nourrit que de lait et de bouillon de poulet. Lorsqu'on constata qu'elle manquait de vitamines, elle modifia sa diète et ne mangeait que huit oranges par jour. Elle s'astreignait à deux heures de gymnastique chaque matin et s'adonnait à la marche forcée et à l'équitation quotidiennement aussi.

Avec un tel régime, son poids ne dépassera jamais les 50 kilogrammes, elle qui mesurait tout de même 1 m 72 (indice de masse corporelle :16,9). C'est pourquoi, a posteriori, bien des gens croient qu'elle a toujours souffert d'anorexie.

L'histoire d'un miracle devenu maladie

C'est un illustre médecin iranien du XIème siècle, Avicenne, qui fit la première description de la maladie. Puis le Moyen-Âge vit apparaître ce que les médecins appelèrent anorexia mirabilis. Cette perte «miraculeuse» de l'appétit était l'apanage de jeunes religieuses faisant partie de communautés mystiques. Elles réussissaient ainsi à se couper de tout plaisir de la chair et offraient à Dieu ce sacrifice ultime. Certaines prétendaient même ne se nourrir que d'une hostie par jour lors de leur messe.

Le destin tragique de Catherine de Sienne

Au XIVème siècle, naît d'une famille de vingt-deux enfants Catherine qui, suite aux décès de ses trois sœurs préférées, entre en religion dans l'ordre des sœurs de la Pénitence de saint Dominique. Elle mange très peu et jamais de viande, se fait vomir régulièrement, se flagelle et ne dort que quelques heures par jour. Elle en vient à ne pratiquement plus manger du tout et cesse même de boire. Elle meurt à 33 ans et est canonisée en 1461 : sainte Catherine de Sienne.

On doit au médecin anglais Richard Morton la première description médicale de l'anorexie dans son livre paru en latin en 1689. Le livre portait surtout sur la tuberculose. Mais le Dr Morton avait noté que certaines personnes semblaient arriver à un état de dépérissement semblable à celui provoqué par la tuberculose. Il découvrit que ces personnes, sans causes apparentes, semblaient refuser de s'alimenter. Il nomma la maladie : la consomption ou phtisie nerveuse, dont les symptômes principaux sont le manque flagrant d'appétit, le refus de se nourrir, l'aménorrhée, l'hyperactivité, la constipation et la cachexie

L'inanition hystérique

Il faudra attendre près d'un siècle plus tard pour connaître de nouveaux développements. Ceux-ci viendront d'un psychiatre français, Charles Lasèque, qui décrit la maladie comme étant d'origine mentale et lui donne le nom d'inanition hystérique.

Il considère que cette maladie est une anomalie intellectuelle, un trouble central et héréditaire dû à un refoulement plus ou moins conscient d'un désir.

W. Gull propose quelques années plus tard le terme «anorexie nerveuse» (anorexia nervosa) qu'il attribue à des troubles du système nerveux central et à l'hérédité.

Au début des années 1890, le professeur Charles Huchard propose une distinction entre anorexie gastrique et anorexie mentale. Freud, quant à lui, parlera d'une association entre anorexie et mélancolie vers 1895.

Une thèse avait aussi cour à l'époque à savoir que l'anorexie pouvait être causée par une maladie de l'œsophage ou encore un rétrécissement de l'estomac.

La jeûneuse de Tutbury

L'histoire de cette femme pieuse a débuté en Angleterre au début du XIXème siècle. D'abord reconnue pour sa très grande piété, cette pécheresse repentie commença en 1807 une anorexie qui allait devenir célèbre jusqu'en Amérique. Mais le fait allait fournir une lutte épique entre les tenants de l'anorexie comme étant une maladie, et ceux qui croyaient qu'elle était d'origine miraculeuse.

Après une première observation qui laissait chacun bien ancré dans son clan, on finit par découvrir en 1812 qu'Ann Moore se nourrissait en catimini en très petites quantités et laissait croire qu'elle ne prenait ni vivres, ni eau, et que seule l'intervention divine la maintenait en vie.

L'imposture démasquée fit histoire tout au long de ce siècle.

Un autre cas similaire vit le jour au pays de Galles en 1867 avec une jeune fille de 12 ans, Sarah Jacob, dont les parents disaient qu'avec l'aide de Dieu, leur fille ne se nourrissait que d'un minuscule morceau de pomme quotidiennement. Flanqué d'infirmières incorruptibles, on se mit donc à observer la jeune Sarah 24 heures sur 24. Au bout de 6 jours, la jeune fille s'affaiblissait dangereusement et on demanda aux parents l'autorisation de cesser l'expérience et d'alimenter Sarah. Plutôt que de perdre la face, ceux-ci refusèrent. Le 10ième jour, la jeune fille mourut donc et les parents furent condamnés à des peines de prison pour leur comportement. Dès lors, l'origine mystique de l'anorexie perdit toute crédibilité.

Origines psychologiques ou physiologiques?

Le début du vingtième siècle sera marqué des descriptions de Gilles de la Tourette et Pierre Janet, qui seront les premiers à souligner l'importance de la perception de l'image corporelle chez les anorexiques. La Tourette précise que les patientes ne souffrent pas d'un manque d'appétit mais plutôt d'un refus d'appétit.

Les causes d'origines psychologiques semblent bien avoir reçu l'assentiment de toute la communauté médicale, du moins jusqu'en 1914 où un pathologiste allemand, Morris Simmonds, établit une relation entre la glande pituitaire et l'anorexie. Des causes endocriniennes alimentent alors le débat scientifique et il faudra attendre au milieu du siècle avant que la thèse psychologique ne refasse surface et que l'on comprenne que les manifestations physiologiques et endocriniennes sont des conséquences et non des causes de l'anorexie.

On estime aujourd'hui qu''entre 1% et 4% des femmes de 15 à 35 ans souffrent d'anorexie. Les hommes sont 10 fois moins nombreux à en être atteints. L'hérédité joue un rôle puisque la fréquence de la maladie est dix fois plus élevée chez les parentes au premier degré que dans un groupe témoin.

Un virus sans foi ni loi

https://www.youtube.com/watch?v=WiRGhKEiC48

Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste

Après plus d’un an de pandémie, ces mots de l’auteur-compositeur Gérard Lenorman me reviennent en tête. Dans cette lassitude généralisée, chacun rêve d’un bon président qui, d’un coup de baguette magique, ferait en sorte qu’aucun enfant n’ait de pensée triste.

Il y a en effet d’un coté un gouvernement qui doit prendre des décisions et tenter de les faire accepter par le bon peuple et de l’autre tous ces millions de gens qui veulent reprendre une vie la plus normale possible. Pour certains, cette normalité c’est le restaurant, pour d’autres les gymnases, pour d’autres les soirées d’ami. Il y a ceux qui pensent à l’éducation, ceux qui pensent à l’économie, ceux qui pensent à la religion et ceux qui pensent à la santé tant physique que mentale de leurs proches. Cette pandémie aurait pu monter tous ces gens, tous ces groupes et sous-groupes les uns contre les autres puisqu’ils ont des objectifs bien différents et parfois même opposés. Mais, elle ne l’a pas fait.

Je crois qu’elle ne l’a pas fait parce que, que nous fassions partie du gouvernement ou des gouvernés, nous avons tous le même ennemi, tous, la même peur. Bien sûr, nous aimerions que nos gouvernants ne prennent toujours que les bonnes décisions et eux souhaiteraient que nous suivions scrupuleusement toutes les consignes. Mais l’ennemi que nous affrontons n’a ni foi, ni loi. Tout ce qui intéresse ce virus est de se trouver à portée d’une belle paire de poumon dans lesquels il pourra se multiplier à qui mieux mieux. Il a élu son paradis sur terre et ne connait ni frontières ni langues.

Par contre, il a ses lieux de prédilections. Par exemple, une pièce la moins aérée possible où sont réunis des dizaines d’humains est pour lui un hôtel 5 étoiles où il peut infecter et se multiplier à l’infini. Comme le virus ne peut ni voler, ni marcher, une pièce où il n’y a qu’un seul humain n’est d’aucun intérêt, à moins que quelqu’un de l’extérieur déjà contaminé par le virus n’entre dans la même pièce. L’autre occupant se trouve alors en danger. S’il est vacciné, il a de très fortes chances de ne pas attrapé le virus et ainsi éviter de le trimbaler ailleurs et de contaminer d’autres personnes.

En résumé, les délices des virus : des humains non vaccinés qui se rassemblent le plus près possible. À l’opposé, les conditions perdantes pour lui sont une population dont la couverture vaccinale est optimale le tout jumelé à des mesures d’hygiène efficaces et un respect, sans relâchement, des mesures de distanciation sociale, port du masque, etc.

Et pour y parvenir, comme en concluait dans sa chanson M. Lenorman : Pas besoin d’être président.

Qui connait le CEPMB ?

Les acronymes font maintenant partie du langage courant. Qui n’a jamais entendu parler d’OVNI (pour objets volants non identifiés) ou encore du SIDA (pour syndrome d’immunodéficience acquise) ?

Mais, peu de gens, j’oserais presque dire heureusement, connaissent le CEPMB. Il s’agit de l’obscur Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés. Il convient de parler d’obscurité en y référant car ses réalisations contrastent avec la mission pour laquelle il s’autodécrit. En effet sur son site web le CEPMB définit ainsi son rôle : « Le CEPMB protège et informe les Canadiens en s’assurant que les médicaments brevetés ne sont pas vendus au Canada à des prix excessifs et en faisant rapport des tendances pharmaceutiques. » Dans la vraie vie, il est lieu de se questionner sur ce rôle de protection et d’information que l’organisme s’octroie si généreusement. Éliminons d’abord le mythe : Le CEPMB informe les Canadiens. Lorsque votre acronyme n’est connu de personne ou presque, nous sommes en droit de nous questionner sur la quantité et la qualité de cette information auprès des Canadiens.

Quant à la protection que l’organisme prétend exercer, là aussi, bien des remises en question s’imposent. Par exemple, cela aura pris la pandémie de la Covid-19 pour que notre bon gouvernement réalise que nous n’avions plus aucune capacité de produire des vaccins au Canada. Je me souviens encore avec nostalgie du fameux Institut Armand-Frappier dont le principe fondateur était de faire de la recherche, découvrir des produits, les vendre et avec l’argent récolté, réinvestir dans la recherche. Sous la gouverne de son fondateur l’Institut Armand-Frappier a ainsi fabriqué et distribué des vaccins contre la tuberculose, contre la coqueluche, la rougeole et l’influenza (la grippe). De cette heure de gloire à l’absence de producteur de vaccin que l’on connaît dangereusement aujourd’hui, que s’est-il passé ?

Le prix le plus bas fait loi

Depuis la fin des années 1980 jusqu’aujourd’hui, les gouvernements se sont appliqués à tenter de réduire les frais reliés à la santé. Force est de constater que ce fut un échec retentissant. Jamais les budgets en santé n’ont été aussi lourds que de nos jours. Mais lorsqu’on échoue ainsi, l’occasion est facile de chercher un bouc émissaire. C’est ainsi que les compagnies pharmaceutiques sont devenues la cible idéale. Quoi de plus facile que de mettre les grandes pharmaceutiques multimilliardaires sur le banc des accusés ? Selon les « experts » fonctionnaires, les médicaments coûtaient trop chers et il suffisait de favoriser les achats de médicaments génériques et diminuer au maximum l’achat de médicaments d’origine pour régler le problème. Le calcul était simple, les médicaments d’origine sont protégés par un brevet pour permettre aux pharmas de récupérer les argents qu’elles ont investis en recherche et développement. Une fois ces brevets expirés, les médicaments peuvent être fabriqués par d’autres compagnies qui les vendront moins chers, ce sont alors des médicaments génériques.

Mais nos savants fonctionnaires ont oublié au moins deux choses dans leurs calculs. 1) Si les compagnies qui trouvent et vendent des nouveaux médicaments, doivent absolument vendre leurs médicaments au plus bas prix, la tentation sera forte, sinon irrésistible, de déménager leurs pénates dans d’autres endroits afin de conserver leur marge de manœuvre. Ces pays sont soit des endroits où la main d’œuvre est moins chère ou encore dans des pays qui sont prêts à payer le juste prix du médicament novateur.  2) De plus, si les recherches se font ailleurs, les fruits de ces recherches seront alors disponibles ailleurs et la fabrication de ces nouveaux médicaments se fera aussi ailleurs. C’est ainsi que le Canada se retrouve aujourd’hui dans une position où il dépend du bon vouloir des autres nations pour se procurer des vaccins.

La où le bon sens n’a plus de sens

Avec de tels constats, nous serions tentés de croire que l’organisme de contrôle du gouvernement fédéral, le CEPMB, irait s’assoir avec les compagnies pharmaceutiques pour entamer un vrai dialogue qui permettrait de joindre les deux réels objectifs en jeu : la santé des Canadiens et les coûts des médicaments. Eh bien, contre tout bon sens, le Conseil du prix des médicaments brevetés continue de décliner toutes les offres des pharmaceutiques pour une telle discussion. Qui plus est, l’organisme multiplie les déclarations trompeuses que l’on peut d’ailleurs retrouver dans son rapport annuel de 2019.

Pourtant la volonté des compagnies pharmaceutiques est toute autre : « Si nous voulons vraiment obtenir un secteur des sciences de la vie dynamique qui garantit aux Canadiens l’accès aux nouveaux médicaments et vaccins, nous devons avoir une conversation honnête sur la contribution et l’impact de l’industrie des médicaments novateurs. » tel que le réclame Médicaments novateurs Canada dans un communiqué daté du 26 mars dernier.

Les patients devraient avoir une place privilégie dans ces discussions, car en bout de ligne, ce sont deux, et seulement eux, qui paieront le prix de ces tergiversations du CEPSEM. On peut dès aujourd’hui penser à toutes celles et ceux qui n’ont pas encore reçu leur vaccin contre la Covid-19. Ces personnes sont en droit de se demander si elles le recevront à temps, surtout depuis que les variants accélèrent le nombre de cas.

Mais il ne faut pas s’inquiéter, selon nos gouvernements, il n’y a plus de problèmes en santé. Maintenant, nous appelons cela:  des enjeux…  

OFFRE DE SERVICES

OFFRE DE SERVICES

Quel que soient vos besoins en termes de communication et/ou de vulgarisation scientifique, je profite de ces lignes pour vous offrir mes humbles services.

Qu’il s’agisse :

  • De couverture d’événements.

Exemple : vous procédez à un lancement, vous organisez une conférence de presse, vous recevez un invité de marque.

  • De rédaction de discours

Il m’a souvent été demandé d’écrire des discours et des allocutions. Ayant pendant plus de 6 ans écrits les textes pour la télésérie Science et technologie sur le réseau TVA, je suis habitué à écrire aussi des textes qui seront parlés.

  • D’écriture d’articles ou de blogues

Pendant ma carrière, j’ai écrit plusieurs centaines d’articles soit dans l’Actualité médicale ici et dans la revue Médecine en France, dans l’Huffington Post et dans nombre d’autres médias.

  • De biographies de votre entreprise ou de l’un ou l’autre des membres de votre organisation.

En termes de biographies, j’ai écrit le livre : Ces médecins qui ont marqué le Québec, un livre biographique : Permettez-moi de vous dire avec le Dr Augustin Roy, et un autre avec M. Adrien Gagnon

  • D’écriture de livres

Au total, j’ai signé et/ou co-signé 36 livres portant sur divers aspects de santé et du système de santé.

Doté d’une formation universitaire en biologie, en microbiologie et en microscopie électronique, je peux comprendre rapidement les enjeux scientifiques et, grâce à une expérience de plus de 40 années en vulgarisation scientifique, rendre ces enjeux compréhensibles à tous les publics.

Puis-je vous aider ?

Jacques Beaulieu,

Communication scientifique

beaulieu.ja@videotron.ca

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