Le temps des quatre mercis

La culture m’est venue d’un cours qui n’existe plus aujourd’hui et que j’ai pu suivre grâce aux sacrifices que se sont imposés mes parents. Merci maman et merci papa. Il s’agissait du cours classique qui s’étendait de la fin du primaire jusqu’à l’entrée à l’université. Durant ces 8 années, nous y apprenions le latin, le grec, l’histoire, la géographie, la littérature, les mathématiques, les sciences et la philosophie.

Ma vie m’a conduit à emprunter bien des sentiers dans l’univers des sciences et particulièrement celui des sciences de la vie. Ainsi, je fus technicien de laboratoire dans deux hôpitaux de Montréal, préposé aux autopsies à l’Institut de médecine légale et chercheur en microscopie électronique au ministère de l’Agriculture à Québec. Puis un jour, ma fillette Marie, alors à peine âgée de 2 ans et quelques mois est entrée à l’hôpital, diagnostic : leucémie myéloblastique aiguë. Six semaines d’enfer plus tard, elle en décédait. Bien sûr, durant ces quelques semaines, mon épouse et moi étions plus qu’inquiets, parfois complètement paniqués. Mais nous côtoyions d’autres parents dont l’enfant était hospitalisé pour des maladies bien moins graves que celle dont souffrait notre petite Marie. Et souvent ces parents étaient encore plus terrifiés que nous.

Au sortir de cet hôpital le 25 novembre 1978, j’ai réalisé que les parents les plus affectés, étaient ceux dont les connaissances en sciences et en médecine étaient les plus faibles. C’est ce qui alluma chez moi cette passion d’écrire et de vulgariser les sciences. 

Et l’inspiration

Elle est venue de ce que j’aimais le plus au moment où je me lançais dans un projet. Ainsi mon premier livre s’adressait aux enfants. Comme je l’ai souligné plus haut, nous venions alors de perdre Marie. Les enfants, ceux qui nous restaient et notre toute dernière arrivée, Anne, m’ont inspiré mon premier livre : Les voyages fantastiques de Globulo un livre dans lequel un globule rouge parcourait le corps humain et, à l’aide de photographies en microscopie électronique que j’avais réalisées, expliquait aux enfants ce qu’il voyait.

Mon dernier né : Ma vie au temps de la pandémie.

C’est ce même amour pour mes semblables et cette même inspiration qui m’ont guidé vers l’écriture de mon plus récent livre. J’avais envoyé le projet à plusieurs groupes de résidences pour personnes âgées et le Groupe Maurice fut le premier à répondre à l’appel, merci M. Maurice. Grâce à Luc Maurice et aux membres dévoués de son personnel, j’ai pu réaliser 52 entrevues avec des personnes résidents en RPA et avec des employés de tous les secteurs y travaillant. Ce sont ces témoignages que vous trouverez dans ce livre dont je suis particulièrement fier et qui vient tout juste de sortir en librairies. Et en prime, par un beau hasard, j’ai pu redire ces deux mots que je n’avais plus jamais utilisés depuis ce jour tragique du 25 novembre 1979 : Bonjour Marie. En effet, la personne ressource à qui je m’adressais au groupe Maurice se prénomme Marie. Merci Marie.

Un 38ième livre :

Ce réflexe qui me semble bien québécois de taire ou du moins de parler le moins possible du vieillissement est enfin disparu pour moi. En effet Ma vie au temps de la pandémie est mon deuxième livre sur ce sujet, le premier avait été Vieillir la belle affaire, garder son pouvoir d’agir que j’avais eu l’honneur de co-signer avec le médecin gériatre Stéphane Lemire et qui est paru en septembre 2019. C’est ainsi qu’en m’intéressant aux personnes âgées, je me suis pris à aimer encore plus les personnes âgées. Cette pandémie, qui toucha d’abord ces personnes, me fit réaliser à quel point elles avaient été oubliées.

Vaincre l’âgisme

Bien sûr, il y a des personnes âgées grabataires ou en perte d’autonomie plus ou moins importante. Il faut d’abord réaliser que ce n’est heureusement pas le lot de la très grande majorité des personnes âgées. Il faut aussi se rendre compte que bien des personnes, bien plus jeunes, sont aussi grabataires ou en perte d’autonomie soit à la suite de maladies ou d’accidents. Alors, démystifions la réalité et apprenons à connaitre cette belle tranche d’âge que nous réserve la vie. Vivre vieux est d’abord un privilège. Mes parents ne l’ont pas connu. À leur époque, les avancés médicaux et technologiques n’étaient pas encore arrivés. Notre fille Marie, n’aura jamais eu le privilège de connaître la vieillesse non plus.

Alors il est grand temps d’entendre parler les personnes âgées, de connaitre leur vie, leurs aspirations, leurs rêves et aussi leurs déceptions. Ces personnes sont une force de notre société, une force qu’il faut cesser de mépriser et au contraire qu’on se doit de valoriser. Car elles sont la culture, la passion et l’inspiration dont nous avons et aurons tous grandement besoin pendant ce qui reste et au sortir de cette pandémie.

C’est pourquoi, de mon côté, je continue à travailler sur ce projet qui deviendra un jour réalité : un téléroman mettant en vedette la vie des personnes âgées. Je pense à un Chambre en ville qui mettrait en scène, non plus des jeunes adultes, mais plutôt des personnes âgées. Y a-t-il une Sylvie Payette dans la salle ?

En attendant, j’espère que vous serez les plus nombreux possibles à vouloir lire ce qu’avaient à dire les personnes âgées en temps de pandémie en vous procurant : Ma vie au temps de la pandémie. Disponible dans toutes les librairies au Québec et en ligne à travers tout le Canada.

Mon quatrième merci s’adresse donc à vous tous,

Paroles et paroles et paroles

Ces mots proviennent d’une chanson interprétée par Alain Delon et la grande chanteuse au destin tragique : Dalida. Selon Wikipédia : « Les paroles (de cette chanson) décrivent la conversation d'un homme offrant à une femme "des caramels, des bonbons et du chocolat" suivie d'une pluie de compliments, à ce qu'elle dit, ils ne signifient rien pour elle car ce ne sont que des "paroles" – des mots vides. »

Il serait facile, trop facile, d’établir un lien avec nos politiciens en songeant à cette chanson. On a parfois l’impression qu’ils ne font que trouver et prononcer les bons mots, ceux qui augmenteront leurs cotes de popularité afin de conserver le pouvoir le plus longtemps possible. D’autant plus que, bardés d’une horde de spécialistes en communication, ils savent trouver LE mot qui sera le plus bénéfique ou sinon celui qui sera le moins terrifiant pour la population. J’en prends comme exemple contemporain le mot « enjeu » qui a remplacé celui de « problème » dans le discours gouvernemental. Un enjeu est, selon le dictionnaire Larousse : « Ce que l'on risque dans un jeu, en particulier une somme d'argent, et qui revient au gagnant. Ce que l'on peut gagner ou perdre dans une entreprise quelconque : L'enjeu du match est le titre de champion du monde. ». Mais, il est plus rassurant pour le bon peuple d’entendre parler des multiples « enjeux » de notre système de santé que de ses multiples « problèmes ».

Mais le problème (puisqu’il est préférable d’utiliser le mot juste), me semble beaucoup plus grave. Je crois sincèrement que la plupart des politiciens veulent changer et améliorer les choses. Quand notre ministre de la Santé parle de changements majeurs qu’il apportera au système de santé, il le fait le plus sincèrement du monde. Quand notre ministre des Aînés affirme qu’elle veut accélérer la construction de nouvelles résidences, nul ne doute de sa sincérité. Mais l’un et l’autre sont confrontés à des problèmes majeurs. Pour le ministre de la Santé, il s’agit de la taille du monstre qu’il dirige. Changer de cap pour un canot se fait en quelques coups d’avirons, mais lorsqu’il s’agit du Titanic, l’exercice est bien plus complexe et parfois, malheureusement, tragiquement, voué à l’échec. Nous l’avons vu au siècle dernier dans le naufrage bien réel du gigantesque paquebot (autour de 1 500 morts) et nous le vivons aujourd'hui avec la Covid 19 et les personnes âgées (plus de 10 000 morts). Sans un changement de cap le plus rapide possible pour le vaisseau appelé MSSSQ, d’autres icebergs et d’autres problèmes resurgiront et produiront d’autres hécatombes. Le ministre veut bien changer les choses, mais les trois mots clés de ce changement : dépolitisation, décentralisation et démocratisation, s’écrivent beaucoup plus facilement qu’ils ne se réalisent.

C’est ce qui m’a rappelé cette chanson et qui m’a fait réfléchir sur les nombreux mots que j’ai pu écrire durant ma carrière. Un livre fait environ 50 000 mots, j’en ai écrit 38 ce qui arrive au total de 1 900 000 mots et un article contient autour de 1 000 mots. Pour mes 500 articles, il faut donc en ajouter 500 000. En carrière, j’aurai donc écrit autour de deux millions et demi de mots.  C’est pourquoi, je comprends bien cette chanson : Paroles et paroles et paroles, et j’ai l’impression que nos gouvernements ne nous offrent souvent que des caramels, des bonbons et du chocolat.

Car c’est toujours plus facile d’écrire des mots que de s’attaquer à régler effectivement des problèmes. Mais, n’empêche que les mots ne sont pas vains. Dans l’ordre de la création et de l’innovation, il y a d’abord une idée que l’on exprime en mots. Pour atteindre le succès, il faut en plus traduire ces mots en actions. Et c’est là que, trop souvent, le bât blesse.

Que ces vacances estivales puissent apporter à nos gouvernements le courage et la ténacité nécessaire pour enfin adopter des mesures draconiennes et amener enfin leurs vaisseaux à bon part.

Ils ont la vie…eux

Jeudi soir dernier (24 juin 2021), c’était soir de hockey et de Fête nationale. Qui plus est, le Club Canadien a remporté la victoire ce qui lui permet d’accéder aux finales de la fameuse coupe Stanley. Comme me le faisait remarquer bien justement mon fils ainé, ce fut non seulement un moment euphorique mais une thérapie pour tout le peuple québécois qui en avait grandement besoin après cette interminable pandémie. Et cela fit ressurgir en moi de très beaux souvenirs. Je me suis alors rappelé, cette année 1952, j’avais alors 4 ans à peine. À l’époque, peu de gens avait un téléviseur à la maison. Mon père, travaillait alors dans un magasin de meubles. Chaque vendredi soir, il amenait un téléviseur qui servait de démonstrateur à la maison et le rapportait le lundi matin à son emploi. Il faisait bien des efforts car il faut se rappeler qu’à l’époque, les téléviseurs étaient de gros meubles en bois et pesaient bien lourd. Moi, petit garçon, j’étais émerveillé devant cet appareil qui me permettait de voir, comme par magie, mon émission préférée : Les aventures de Pépinot et Capucine. Mon autre moment de choix était le samedi soir où les tantes et oncles s’amenaient à la maison pour voir La soirée du hockey. Ainsi en 1952, il y avait chez nous maintenant deux moments de grands rassemblements : la samedi soir au hockey et le dimanche matin à la messe. Que de beaux souvenirs!

Il n’y a pas que les souvenirs, si beaux soient-ils.

En me rappelant ceci, je me voyais chanceux d’avoir vécu aussi longtemps et d’avoir ainsi accumuler tant de beaux souvenirs. C’est l’un des privilèges de la vieillesse. Alors, une deuxième chose me vint rapidement en tête : non seulement j’ai un bagage impressionnant de souvenirs parce que j’ai vécu plus de 73 années, mais aussi, je vis présentement. Et ma vie est remplie.  Au niveau professionnel, mon 38ième livre sera en librairie cette semaine et j’écrits toujours des articles. Au niveau familial, mon épouse, s’est découvert une occupation qui enflamme nos neuf petits-enfants et deux arrière-petits-enfants : elle fabrique de superbes peluches. Et mon épouse et moi avons une passion commune : nos enfants et tous leurs enfants. Justement ce même jeudi dont je parlais d’entrée de jeu, nous sommes allés visiter notre fils qui s’est acheté une maison en banlieue sud de Montréal. Quand nous y sommes arrivés, les deux petits enfants nous attendaient devant la maison.  La joie qu’il y avait dans ces petits-enfants était extraordinaire. Thomas était sur le balcon tandis qu’Alice sa petite sœur trépignait de joie et d’impatience sur la pelouse. Nos petits-enfants, c’est de l’amour pur et inconditionnel pour les grands-parents et ça, c’est beaucoup plus que des souvenirs, c’est la vie au présent. Et c’est à ce moment que j’ai compris que les personnes de mon âge et plus âgées, ont aussi la vie. Ma sœur cadette de sept ans poursuit sa mission dans un centre qu’elle a créé il y a des dizaines d’années (La Gang à Rambrou) et qui vient en aide aux personnes ayant une déficience intellectuelle, aux autistes et autres par des activités artistiques: arts de la scène, arts visuels, création de costumes et décors. Diplomée de l'École des beaux arts, mon épouse y enseigne les arts visuels.  Elle est belle ma sœur Suzanne et son amie. Je pourrais aussi parler de mes beaux-frères et belles sœurs. Je pense à un couple en particulier qui pendant les premières années de leur union s’obstinaient constamment. Aujourd’hui plus de cinquante ans plus tard, ils vivent dans une belle harmonie et en toute sérénité. C’est joli à voir.

Je pourrais aussi parler de mon grand ami d’enfance, Pierre, un expert en informatique, qui œuvre au sein de sa communauté comme bénévole où ses compétences sont des plus appréciées.

Tous ces gens ont une vie. De là, l’idée du titre : Ils ont la vie…eux

Et une inspiration

Si, par le plus heureux des hasards, un des lecteurs de cet article était producteur, je lui propose une série télévisée qui pourrait porter le titre de cet article. On pourrait y voir, sous la forme d’un téléroman, la vie des personnes plus âgées, leurs quotidiens, leurs rêves et leurs aspirations. Et surtout, en les connaissant mieux, on pourrait les aimer mieux. Ce serait là un projet de société digne de notre Fête nationale.

Que j’aimerais signer cette série !

L’homme âgé, cet inconnu.

C’était en juin 2019, six mois avant le début des manifestations de la Covid-19. La vie était alors tout ce qu’il y a de plus normal. En ce qui me concerne, c’était avec beaucoup de fierté qu’avec l’aide du médecin gériatre Stéphane Lemire, nous remettions le manuscrit final de mon 37ième livre intitulé : Vieillir, la belle affaire. Le livre arriva en librairie en septembre 2019. Et il connut un très beau succès.

Et, à la lumière de ce que la pandémie nous a fait vivre, je souhaiterais ici revoir certains aspects de cet ouvrage dont je suis toujours aussi fier. Pour ce faire, permettez-moi de vous rappeler les premières lignes de ce livre.

« Peu de gens savent être vieux »

-François de La Rochefoucauld[1]

La vieillesse n’arrive pas par hasard et est, au contraire, hautement prévisible. Contrairement à ce qui se passait il y a un siècle à peine, aujourd’hui la plupart des gens atteindront l’âge de la vieillesse.  Non seulement nous comptons plus de personnes âgées, mais celles-ci vivent plus longtemps. « En 1971, le Canada a rejoint le rang des pays dit « vieux », ainsi qualifiés par les Nations-Unis lorsque les personnes de 65 ans et plus représentent 8% et plus de l’ensemble de la population. Ce n’est qu’en 1978, que le Québec dépasse ce seuil, ayant longtemps bénéficié d’un taux de natalité supérieur au reste du Canada (ROC), particulièrement pour la période 1946-1965, période d’après-guerre surnommée le « baby-boom ». »[2] 

Pourtant, la vieillesse représente un paradoxe et un tabou dans notre société. Un paradoxe car si tous et chacun voulons vivre le plus longtemps possible, personne ne voudrait vieillir. Elle représente un tabou parce qu’il s’agit d’un sujet qu’on évite plus souvent qu’autrement d’aborder.

Bien sûr, il y a eu des guides de préparation à la retraite tant sur les plans financiers que sociaux. Mais le présent ouvrage regarde plus loin. Il ne s’agit plus ici de savoir ce que nous pouvons faire durant les années qui suivent le travail mais bien de permettre au plus grand nombre un « vieillissement en santé », voire même de rendre possible ce que certains qualifient de « vieillissement réussi »[3].   Pour y arriver, un vieillissement actif tel que proposé par l’Organisation mondiale de la santé[4] est certainement la clé!

Ce sera l’évidence pour la majorité d’entre vous : lire un livre ne saurait suffire à porter des jugements définitifs sur des situations cliniques.  Ceci pourrait s’avérer dangereux et même fatal.  L’objectif ici est de vous permettre de poser les bonnes questions aux bonnes personnes afin de faire du vieillissement la plus belle affaire possible.  En cas de problème, un professionnel de la santé autorisé devrait être en mesure de vous épauler et n’hésitez pas à y avoir recours.  Ce livre n’aura pas la prétention d’apprendre aux lecteurs comment vieillir. Tout au plus ce dernier pourra y trouver des réponses aux questions qui le préoccupent face au vieillissement. »

La première phrase se lit : La vieillesse n’arrive pas par hasard et est, au contraire, hautement prévisible.  Or, à la lumière du nombre de personnes décédées parmi les personnes âgées, il faut constater que notre société n’avait pas su prévoir ce vieillissement de sa population. C’est comme si, en 1950, on ne pouvait penser qu’en 2020, toutes celles et ceux qui sont nés cette année-là ou avant seront âgées de 70 ans et plus en 2020. Et, on n'a pas su non plus les protéger.

Au paragraphe suivant du livre, on peut lire : Pourtant, la vieillesse représente un paradoxe et un tabou dans notre société. Un paradoxe car si tous et chacun voulons vivre le plus longtemps possible, personne ne voudrait vieillir. Elle représente un tabou parce qu’il s’agit d’un sujet qu’on évite plus souvent qu’autrement d’aborder.  Car, on ne parlait pas de la vieillesse. Bien sûr avec ces milliers de personnes âgées décédées durant cette pandémie, on en a finalement parlé. On a même accéléré la construction de milieux de vies plus adéquats pour les personnes âgées. On a trouvé (enfin) plus de personnel et de meilleures règles en CHSLD et puis… on en parle moins. La grande question : en a-t-on parlé avec les personnes âgées ? Parfois, nous avons la triste impression que l’avenir de nos personnes âgées ne concernent que nos gouvernements. Le fédéral veut établir des règles pan canadiennes pour contrôler les soins, le provincial rêve d’éliminer les résidences privées pour tout prendre sous son giron. Cette habitude bureaucratique de vouloir imposer une solution unique à des centaines de milliers de personnes différentes est insidieusement entrée dans nos mœurs. Et son pendant aussi pernicieux consiste à ne pas consulter les personnes concernées. Peut-on penser ou espérer qu’enfin, on prenne le temps de questionner et d’écouter les personnes âgées avant de déterminer quels seront leurs milieux de vie ? Personnellement, je connais bien des personnes qui ont choisi de vivre dans un milieu donné et sont très contents de leurs choix. 

Au dernier paragraphe, la phrase « Ce livre n’aura pas la prétention d’apprendre aux lecteurs comment vieillir » est certes l’une des plus importante de ce livre. Il est grandement temps que l’on cesse d’infantiliser les personnes âgées et penser qu’on peut leur dire comment et où vieillir.

Finalement, nous en arrivons à la première citation présentée dans ce livre : Peu de gens savent être vieux.  Il y a un peu moins de dix ans, Marc Villemain, un écrivain français utilisait le terme « gériacide » par rapport à la place que notre société laisse aux personnes âgées. À cause de la pandémie, bien moins de gens ont pu être vieux. La moindre des choses serait d’écouter celles et ceux qui ont survécu à ce gériacide.  


[1] François VI, duc de la Rochefoucauld (1613-1680), prince de Marcillac, fut un célèbre écrivain, moraliste et érudit français

[2] Marcel Arcand, Réjean Hébert, Précis pratique de gériatrie, Edisem, Maloine, 2007. P. : 3

[3] Ces notions seront abordées au chapitre 1.

[4] Voir le lien internet http://bit.ly/vieilliractif en l’écrivant dans votre navigateur web.

OFFRE DE SERVICES

OFFRE DE SERVICES

Quel que soient vos besoins en termes de communication et/ou de vulgarisation scientifique, je profite de ces lignes pour vous offrir mes humbles services.

Qu’il s’agisse :

  • De couverture d’événements.

Exemple : vous procédez à un lancement, vous organisez une conférence de presse, vous recevez un invité de marque.

  • De rédaction de discours

Il m’a souvent été demandé d’écrire des discours et des allocutions. Ayant pendant plus de 6 ans écrits les textes pour la télésérie Science et technologie sur le réseau TVA, je suis habitué à écrire aussi des textes qui seront parlés.

  • D’écriture d’articles ou de blogues
  • De production de balados

Pendant ma carrière, j’ai écrit plusieurs centaines d’articles soit dans l’Actualité médicale ici et dans la revue Médecine en France, dans l’Huffington Post et dans nombre d’autres médias.

  • De biographies de votre entreprise ou de l’un ou l’autre des membres de votre organisation.

En termes de biographies, j’ai écrit le livre : Ces médecins qui ont marqué le Québec, un livre biographique : Permettez-moi de vous dire avec le Dr Augustin Roy, et un autre avec M. Adrien Gagnon

  • D’écriture de livres

Au total, j’ai signé et/ou co-signé 36 livres portant sur divers aspects de santé et du système de santé.

Doté d’une formation universitaire en biologie, en microbiologie et en microscopie électronique, je peux comprendre rapidement les enjeux scientifiques et, grâce à une expérience de plus de 40 années en vulgarisation scientifique, rendre ces enjeux compréhensibles à tous les publics.

Puis-je vous aider ?

Jacques Beaulieu,

Communication scientifique

beaulieu.ja@videotron.ca

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