Le mot de l'éditeur

23. oct., 2021

Quelle était la profession médicale autrefois, qu’est-elle aujourd’hui et que deviendra-t-elle? Et finalement qu’est-ce que cette histoire nous apprend du patient ? Voilà les questions auxquelles je tenterai de répondre.

Qui était le médecin ?

Prenons l’exemple d’un médecin dans les années 1950. La médecine était alors entièrement privée, c’est-à-dire que tous ceux qui voulaient consulter un médecin devaient le payer. Le médecin d’alors, s’il voulait monter et surtout conserver une clientèle suffisamment importante pour lui permettre de payer ses frais de bureaux, de secrétariat et de transport tout en assumant un revenu pour faire vivre sa famille, ne pouvait pas ouvrir son bureau à 8h30 et le fermer à 16.30. Je me souviens, à la fin des années 1960, si j’avais besoin de voir le pédiatre pour mon enfant, celui-ci faisait des consultations à son bureau le soir et les samedis matin pour accommoder les parents qui travaillaient. Le médecin de famille quant à lui était au service de ses patients 24 heures par jour, 365 jours par année. Il n’était pas rare qu’il fût appelé en pleine nuit pour un accouchement ou encore pour se rendre aux chevets d’un de ses patients mourants. Ces services comportaient certes des obligations mais aussi et surtout une gratification et une qualité de relations entre le médecin et son patient, deux phénomènes qui ont fondu lentement mais surement avec l’arrivée de l’assurance maladie.

Qui est le médecin aujourd’hui ?

La première réponse qui me vient à l’esprit est que le médecin est devenu un genre d’hybride entre le professionnel autonome qu’il était et un fonctionnaire. Car l’exercice de sa profession a changé énormément. D’une profession libérale où l’autonomie et le rendement étaient deux qualités essentielles à sa survie, la médecine devient de plus en plus un fonctionnariat déshumanisant au service d’un ministère centralisateur pour qui le rendement n’est assujetti qu’aux coûts qu’il engendre. Ce médecin qui devient de plus en plus un fonctionnaire de l’état voit son autonomie constamment diminuée avec un liberté d’exercice qui s’est réduite comme une peau de chagrin.

Dans ce système de plus en plus labyrinthique à force de règlements, de structures et de loi, le médecin, tout comme le patient, en sont réduits l’un à dispenser des soins à une cohorte d’individus qu’il ne connait pas et les autres à chercher une cohorte à laquelle se joindre lorsqu’ils ont besoin de ces soins. Tant le médecin que le patient ne sont devenus que des numéros aux yeux d’un ministère qui tente avec de moins en moins de succès de maintenir à flots un bateau de plus en plus lourd.

Qui sera le patient de demain ?

Le patient ne pourra continuer longtemps à n’être que le spectateur impuissant d’un système aussi vorace en termes de coûts qu’inefficace au niveau du rendement. Il faudra qu’il s’impose aux décideurs non seulement avec un rôle d’observateur ou même à titre consultatif. Les patients devront être en mesure de faire parvenir leurs exigences et leurs plaintes directement au Ministre concerné et ce dernier devra avoir l’obligation d’obtenir l’accord des patients avant d’effectuer des réformes qui touchent le système de santé et ce même avec une loi mammouth.

Ainsi non seulement le patient devrait-il établir un partenariat avec son médecin mais aussi un partenariat avec son ministère. Mais cela implique au moins deux changements majeurs. Du côté du ministère, il s’agira d’un changement de cap radical puisqu’il lui faudra accepter de décentraliser au maximum un système qu’il a, au contraire, ultra-centralisé. Pour ce qui est du patient, il lui faudra apprendre à faire valoir ses opinions, à contester et à suggérer des solutions à ce système qui ne lui offre pas les services pour lesquels ils paient le prix fort.

Bien humblement, c’est l’objectif du Journal le patient du Québec de nous offrir une plateforme pour contester, pour faire part de nos doléances et pour suggérer des solutions.

S.V.P. utilisez-le :

patient@journallepatientduquebec.com.

Et si vous le faites en grand nombre, alors seulement pourrons-nous espérer un retour à une médecine plus humaine.

Nous attendons et espérons vos commentaires !

16. oct., 2021

« Tenter du mieux que nous pouvons de régler des crises n’est plus une option acceptable en santé, Cette gestion par cataplasme ne fait que complexifier un système déjà trop lourd. »

Telles sont les deux premières lignes de la page de dos du livre que j’ai signé en 2012 avec les collaborations des docteurs Alban Perrier et Robert Ouellet. Le livre s’intitule : Révolutionner les soins de santé, c’est possible.  Près de 10 ans plus tard, il semble qu’enfin, le ministre de la Santé actuel en soit conscient. Et il propose, rien de moins, que le dépôt d’un projet de loi MAMMOUTH pour en venir à bout durant la prochaine année. Le terme employé montre bien que notre ministre est pleinement conscient de la lourdeur de la tâche.

Un peu plus loin, toujours sur cette page de dos, nous pouvons lire :

« Pour y arriver, Jacques Beaulieu propose quatre actions essentielles : placer le patient à la tête du système de santé en le faisant participer à toutes les décisions; dépolitiser les soins de santé en créant un organisme parapublic : « Santé-Québec »; régionaliser les soins de santé et décentraliser les budgets; innover en matière de relations interpersonnelles en créant um climat où la coopération primera sur le corporatisme et la pseudo-négociation. »

Déjà, notre ministre a abordé cette idée d’innover en matière de relations interpersonnelles afin de ramener les infirmières dans le réseau public de la santé et de motiver celles qui y sont présentement.

En route vers le succès

Être conscient de l’ampleur des problèmes et désirer améliorer les conditions de travail de nos infirmières, nos infirmiers et toutes celles et ceux qui travaillent en milieu hospitalier sont certes deux conditions essentielles pour obtenir les résultats espérés. C’est un excellent départ. Merci Monsieur le ministre. Mais il faudra au moins une autre condition sine qua non si l’on désire couronner de succès ce projet de loi Mammouth. Et celle-ci se nomme : la participation du public. Celui-ci doit être invité à siéger et à avoir son mot à dire à toutes les étapes de ce projet : lors de sa préparation, de sa conception, de ses négociations et de son adoption.

L’exemple du passé

En 1990, il y a donc plus de trente ans, le ministre de la Santé d’alors, Marc-Yvan Côté, avait lancé cette phrase qui devint tristement célèbre : « Désormais, le patient, le malade, sera au cœur du système ». La phrase marqua l’histoire, mais ne se concrétisa jamais.

Il est à souhaiter ardemment que cette loi Mammouth ne suive pas le même chemin.

Pendant les semaines qui viendront, je vais contacter les divers organismes qui œuvrent à la protection et à la représentation des malades, des « usagers » comme on les nomme aujourd’hui, afin de savoir si l’une ou l’autre de ces associations ont reçu un appel du bureau du ministre pour les inviter à prendre part à la création de ce projet de loi.

Si tel est le cas et si les patients, les malades ou les usagers ainsi que tous les travailleurs de la santé ont droit de parole dans l’élaboration et la mise en application de cette loi Mammouth, alors, monsieur Dubé votre réforme aura le maximum de chance de réussir et elle passera à l’histoire.

Et, ce sera le plus beau cadeau de la CAQ.   

9. oct., 2021

Il a participé à la victoire de la vaccination contre deux fléaux de l’époque : la tuberculose et la poliomyélite.

Il est né à Pointe-Claire en banlieue sud-ouest de l’île de Montréal le 12 novembre 1901. Le mode le plus courant à l’époque pour entrer à l’université était, après le cours primaire, de faire, comme on disait, ses humanités. Il s’agissait d’une formation qui durait huit années appelée le cours classique. C’est ce que fit Henri Charbonneau au Collège Ste-Marie et au Collège de Montréal. Puis il eut son diplôme comme docteur en médecine de l’université de Montréal en 1927.

Le jeune docteur Charbonneau entreprit alors une formation postdoctorale à Londres, Paris, Strasbourg et Boston, ce qui était assez exceptionnel à l’époque. De retour à Montréal, il a l’honneur d’inaugurer un tout nouvel hôpital : l’hôpital Pasteur. Il y entre comme surintendant médical et y occupera les postes de médecin, directeur médical et professeur.

D’abord la tuberculose

Le nouvel hôpital est géré alors par les Sœurs Grises de Montréal et sa première vocation est d’y accueillir et traiter les tuberculeux. Il faut se rappeler que lorsque cet hôpital ouvre ses portes et que le docteur Charbonneau en assume la surintendance médicale, les antibiotiques n’ont pas encore fait leur apparition et que la tuberculose représentait un véritable fléau partout dans la province et surtout dans les grands centres urbains comme Montréal. La tâche était particulièrement lourde.

Et la poliomyélite

Puis en 1946, une épidémie de poliomyélite frappe Montréal. Durant la seule journée du 8 août de cette année, 76 cas de paralysie infantile sont dépistés. Les États-Unis avaient déploré pour leur part le décès d’au moins trois mille enfants depuis les débuts de l’épidémie. C’est dire qu’à Montréal, la panique était déjà bien présente. Il n’existe alors aucun remède efficace pour lutter contre ce virus.  Le seul moyen de lutter efficacement, le vaccin Salk arrivera seulement en 1955. Mais il ne faisait pas alors l’unanimité. Ce vaccin était fabriqué à partir du virus même de la poliomyélite, virus qu’on avait tué en le plongeant dans du formaldéhyde. Certains croyaient que le vaccin pouvait non pas prévenir la maladie mais la provoquer. Tant et si bien qu’à l’arrivée de l’épidémie de 1959, plus de 85% des enfants n’avaient pas été vaccinés. Dans une entrevue qu’il accorde à la télévision de Radio-Canada, le docteur Charbonneau affirme : « Vous savez comment sont les gens, ils ont l’impression que cela ne leur arrivera pas, que ça n’arrive qu’aux autres, un peu comme un accident d’automobile. »

Mais l’épidémie de 1959 allait changer radicalement la donne. À Montréal seulement, on dénombre 22 décès d’enfants. Au Québec, plus de mille cas étaient déjà recensés. Plusieurs se rappellent encore ces images d’enfants dans des poumons d’acier. L’hôpital Pasteur et le docteur Charbonneau traitent ces cas venus d’un peu partout au Québec. On se lance donc dans une vaste campagne de vaccination. Et cette fois, la population est au rendez-vous. De longues files d’attente, parfois faisant le tour complet d’un quadrilatère, témoignent de la peur de la poliomyélite et du changement des mentalités. Cette épidémie aura permis au Québec d’entrer dans l’ère moderne en termes de santé publique. Et la vaccination aura permis d’éradiquer ici entièrement la maladie. Dès le début des années 1960, il ne reste que quelques cas anecdotiques de poliomyélite sur le territoire québécois.  Pour ceux qui souhaiterait reprendre connaissance avec ce passé récent, nous leur recommandons les archives de Radio-Canada particulièrement à l’adresse suivante :  http://archives.radio-canada.ca/sante/maladies/clips/1784/

Le bon docteur

Je l’ai appelé le bon docteur, parce que tous ceux à qui j’en ai parlé me décrivaient sa grande bonté et son humilité. Ainsi le docteur Augustin Roy, ancien président du Collège des Médecins du Québec, me disait : « C’était un homme d’une grande bonté. J’ai eu l’occasion de l’avoir comme professeur alors que je me spécialisais en santé publique. Sa compétence était mondialement reconnue. »

Tout au long de sa carrière, il cumula de nombreux postes. Membre spécialiste du Collège Royal et du Collège des médecins en pédiatrie, Fellow de l’American Academy of pediatrics et membre correspondant de la Société de pédiatrie de Paris, il fut aussi président de la Société canadienne de pédiatrie, de l’Association des pédiatres du Québec. Il occupa aussi le poste de vice-doyen de la Faculté de médecine. Il fut professeur émérite aux universités de Montréal et McGill. Conférencier bien en demande, il a aussi à son actif de nombreuses publications scientifiques. Mais, dans l’âme, Henri Charbonneau est toujours demeuré ce pédiatre, dévoué aux enfants et à ses patients.

De Pasteur à Charbonneau

Quant à l’hôpital Pasteur, les deux grandes maladies qui en avaient été la première raison d’être, la tuberculose et la poliomyélite ayant, à toute fin pratique disparue, il dut changer de vocation et de nom. Il est devenu le Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) J.-Henri Charbonneau, faisant partie d’un CLSC portant aussi le nom d’un illustre médecin dont nous parlerons plus loin: la docteure Lucille Teasdale.

Le docteur Charbonneau était aussi, à l’image de son père, un grand amateur de voile. Le 18 août 1975, il naviguait à bord de son voilier qu’il avait baptisé le Capitaine Némo. Il mourut subitement le lendemain.

Cet article a été inspiré par un écrit d’un de ses fils, écrit que l’on peut retrouver au site suivant : http://www.voileevasion.qc.ca/henri_charbonneau.htm

2. oct., 2021

Près de 70 ans plus tard, je me rappelle encore cet ordre que me dictait continuellement ma mère avant que je ne sorte de la maison pour aller rejoindre mes amis. Je pris plusieurs dizaines d’années avant de comprendre pourquoi c’était si important pour elle que je porte cette fameuse tuque. Durant les années 1950, lorsqu’un enfant tombait malade et que la fièvre se mettait à grimper, il fallait appeler un médecin. Et cela n’était pas gratuit, il fallait donc aussi payer ce médecin. La santé, à l’époque, c’était aussi une question de budget familial. Avec l’arrivée des années 1970 et l’entrée en vigueur de l’assurance-maladie, cette perspective budgétaire s’estompa. Désormais, consulter un médecin, c’était gratuit. Lorsque la maladie frappait, c’était moins grave car il n’y avait plus de factures ni pour le médecin, ni pour l’hôpital.

Une certaine déresponsabilisation s’installait lentement mais surement parmi la population. Cinquante ans plus tard, nous souffrons encore des conséquences de cette déresponsabilisation. Selon l’opinion trop répandue, si la pandémie persiste, c’est la faute du ministère de la santé qui ne prend pas les bonnes décisions au bon moment.

Et pourtant

Au Québec, au moment d’écrire ces lignes, un demi-million de personnes n’ont pas reçu toutes leurs doses de vaccins. Il s’agit de 500 000 individus qui n’ont pas pris leurs responsabilités individuelles pour se protéger individuellement contre la Covid. Et, de ce fait, ils maintiennent tous leurs proches et l’ensemble de la société à la merci de nouveaux variants de plus en plus contagieux. Aujourd’hui, ma mère dirait : « Va te faire vacciner »   

Le gouvernement

Bien sûr, nos gouvernements ont aussi leurs responsabilités. Notre ministre disait vendredi que faute d’une vaccination complète de l’ensemble de la population, nous devrons apprendre à vivre avec la Covid. Mais notre titanesque ministère est-il capable de répondre à ce que la Covid apportera comme problèmes (ou comme enjeux, si nous ne voulons absolument pas parler de vrais problèmes). Ici trois constats s’imposent.

1)      En décembre 2019, avant même l’arrivée de la Covid, le système de santé était loin de bien fonctionner. Les difficultés à trouver un médecin de famille, les chirurgies reportées, les urgences d’hôpitaux qui débordaient et les pénuries de personnel faisaient déjà parti des problèmes quotidiens du système.

2)      Les CHSLD n’étaient, de toute évidence, pas mieux préparés à affronter de telles éclosions.

3)      À moins de changements radicaux dans la gestion de notre système de santé, cet apprentissage espéré par notre ministre risque bien de s’avérer pour le moins chaotique.

Des groupes de médecins réclament à hauts cris la décentralisation de ce système. Des groupes de patients veulent participer à la gestion de ce système. Et plusieurs espèrent une cogestion publique – privée du système de santé.

Et malgré tout, il semble encore que le ministre et ses hauts fonctionnaires soient toujours aussi convaincus qu’ils sont les seuls et les plus habilités à résoudre les problèmes de notre système de santé. « La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent. » écrivait Albert Einstein. Mais il faut bien l’admettre, il n’était pas fonctionnaire au gouvernement.

Pour résumer : que chacun prenne sa responsabilité de se faire vacciner et que le ministère décide enfin de décentraliser, de démocratiser et de dépolitiser et, probablement, serons-nous mieux équipés pour apprendre à vivre avec la Covid.

26. sept., 2021

Il y a un an, je terminais une série d’entrevues avec des résidents et des employés vivant dans des résidences pour personnes âgées (RPA). J’en ai rédigé un livre qui est paru cette été (Ma vie au temps de la pandémie). La grande crainte que tous partageaient alors : y aura-t-il une deuxième vague ? Un an plus tard, nous en sommes à l’aube d’une quatrième vague. La question se pose : Combien de vagues vont encore s’abattre ?

La réponse réside en partie dans le virus de la Covid et en très grande partie en chacun d’entre nous individuellement.

La réponse du virus

Chaque fois qu’un virus utilise une cellule vivante pour faire en sorte de multiplier des virus semblables à lui, il y a des erreurs de transcriptions qui peuvent créer des mutants, aujourd’hui, on les appelle des variants. Dans la très grande majorité des cas, ces variants ne disposent plus des capacités des virus d’origine d’assurer, soit leurs réplications, ou soit leurs capacités de contagion. Dans tous ces cas, ces variants disparaîtront plus vite qu’ils ne sont apparus. Mais dans d’autres cas, ils engendreront des nouvelles souches de virus, de nouveaux variants plus contagieux qui faciliteront l’arrivée de nouvelles vagues. C’est ce qui ressemble à ce que nous traversons présentement.

La réponse de l’être humain

Au Québec seulement, nous comptons plus de huit millions d’individus. Pour vaincre les virus de la Covid, la recette devrait être simple : huit millions de personnes doublement vaccinées et toutes les personnes entrant sur notre territoire, elles aussi, totalement vaccinées. Ajoutez à cela, le respect des mesures d’hygiène et, en quelques mois, il y aurait disparition du virus.

Les exceptions qui assurent la survie des virus

Cette semaine, dans un de nos hôpitaux, une infirmière non vaccinée a été infectée par la Covid et a aussi infecté au moins un autre patient de l’hôpital qui lui-même sera dorénavant en mesure de distribuer le virus à ceux qu’il croisera. Au Québec, des centaines de milliers de personnes ne sont pas encore vaccinées. Seulement dans le réseau de la santé, ce chiffre dépasse, contre toute logique, les 60 000 individus. Dans tout ce vaste bassin de la population, le virus de la Covid a la possibilité de se répandre à qui mieux mieux et d’engendrer de nouveaux variants plus contagieux. Il existe même le scénario malheureusement bien réel, qu’un nouveau variant apparaisse, un variant qui serait résistant aux vaccins actuels. Et là, on recommencerait une série de nouvelles vagues.

Les antivaccins, les anti-masques et les complotistes de tous acabits réaliseront, peut-être enfin, l’ampleur des dégâts que leurs luttes égoïstes pour leurs libertés individuelles auront provoqués. Mais peut-être continueront-ils jusqu’à se retrouver aux soins intensifs sous respirateur. Alors là, ils ne pourront même plus dire qu’ils avaient eu tort.  

Alors, s’il vous plaît, pour moi, pour les vôtres, pour vos enfants, vos parents et vos grands-parents et pour vous-même, faites-vous vacciner. À celles et ceux qui le feront : UN ÉNORME MERCI et une longue vie.