1. mai, 2021

Un virus sans foi ni loi

Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste

Après plus d’un an de pandémie, ces mots de l’auteur-compositeur Gérard Lenorman me reviennent en tête. Dans cette lassitude généralisée, chacun rêve d’un bon président qui, d’un coup de baguette magique, ferait en sorte qu’aucun enfant n’ait de pensée triste.

Il y a en effet d’un coté un gouvernement qui doit prendre des décisions et tenter de les faire accepter par le bon peuple et de l’autre tous ces millions de gens qui veulent reprendre une vie la plus normale possible. Pour certains, cette normalité c’est le restaurant, pour d’autres les gymnases, pour d’autres les soirées d’ami. Il y a ceux qui pensent à l’éducation, ceux qui pensent à l’économie, ceux qui pensent à la religion et ceux qui pensent à la santé tant physique que mentale de leurs proches. Cette pandémie aurait pu monter tous ces gens, tous ces groupes et sous-groupes les uns contre les autres puisqu’ils ont des objectifs bien différents et parfois même opposés. Mais, elle ne l’a pas fait.

Je crois qu’elle ne l’a pas fait parce que, que nous fassions partie du gouvernement ou des gouvernés, nous avons tous le même ennemi, tous, la même peur. Bien sûr, nous aimerions que nos gouvernants ne prennent toujours que les bonnes décisions et eux souhaiteraient que nous suivions scrupuleusement toutes les consignes. Mais l’ennemi que nous affrontons n’a ni foi, ni loi. Tout ce qui intéresse ce virus est de se trouver à portée d’une belle paire de poumon dans lesquels il pourra se multiplier à qui mieux mieux. Il a élu son paradis sur terre et ne connait ni frontières ni langues.

Par contre, il a ses lieux de prédilections. Par exemple, une pièce la moins aérée possible où sont réunis des dizaines d’humains est pour lui un hôtel 5 étoiles où il peut infecter et se multiplier à l’infini. Comme le virus ne peut ni voler, ni marcher, une pièce où il n’y a qu’un seul humain n’est d’aucun intérêt, à moins que quelqu’un de l’extérieur déjà contaminé par le virus n’entre dans la même pièce. L’autre occupant se trouve alors en danger. S’il est vacciné, il a de très fortes chances de ne pas attrapé le virus et ainsi éviter de le trimbaler ailleurs et de contaminer d’autres personnes.

En résumé, les délices des virus : des humains non vaccinés qui se rassemblent le plus près possible. À l’opposé, les conditions perdantes pour lui sont une population dont la couverture vaccinale est optimale le tout jumelé à des mesures d’hygiène efficaces et un respect, sans relâchement, des mesures de distanciation sociale, port du masque, etc.

Et pour y parvenir, comme en concluait dans sa chanson M. Lenorman : Pas besoin d’être président.