26. juin, 2021

Covid : la voie du succès ou de la défaite

Il était médecin, on l’a déchu de ses fonctions. Il était chercheur, on lui a retiré son titre et son poste. Parce que son objectif n’était pas de guérir mais bien de partir une entreprise basée sur une campagne de propagande antivaccins. La supercherie a été clamée haut et fort dès le début des années 2010. Mais le doute était semé et le mal était fait. (Il est inutile de mentionner le nom de cet ex-chercheur, ce serait lui faire une publicité inutile). Cette fraude est l’une des raisons qui justifie que plus de 10 ans plus tard, on retrouve encore ce scepticisme de la part d’une minorité de la population face à la vaccination.

Pourtant les vaccins ont fait leur preuve et ce, depuis fort longtemps. Par exemple, la variole (aussi appelée : la petite vérole) une maladie hautement contagieuse et avec un taux élevé de mortalité a complètement disparue de la surface de la terre. Ce fut la première fois dans la grande histoire de l’humanité qu’une maladie était ainsi entièrement éradiquée. D’autres maladies ont aussi été maîtrisées grâce à la vaccination. On peut ainsi penser à la poliomyélite qui a quasiment complètement disparue. Il ne reste actif que quelques foyers d’éclosions aux rares endroits où la vaccination contre cette maladie n’est pas autorisée. Un autre exemple est celui de la tuberculose. Il n’y a pas si longtemps, le Québec comptait bien des sanatoriums qui accueillaient les tuberculeux pour tenter de les sauver tout en essayant de limiter ainsi la contagion de cette maladie. Tous ces sanatoriums ont perdu leurs raisons d’être après l’arrivée du vaccin BCG et ont été transformés en hôpital. Ce fut le cas de l’hôpital Laval à Québec, l’hôpital du Sacré-Cœur à Montréal et l’hôpital de Ste-Agathe dans les Laurentides. Aujourd’hui, au Québec, on ne vaccine plus contre la variole, la tuberculose ou la poliomyélite. Nous n’avons tout simplement plus besoin de ces vaccins.

Bien sûr, tous les vaccins n’ont pas cette capacité d’éradiquer complètement une maladie. Mais bien des maladies infectieuses peuvent être largement freinées par les vaccinations. On peut penser à ces maladies bien souvent mortelles et très contagieuses comme la rougeole, les oreillons, la rubéole, etc. Nous réussissons bien à contrôler ces maladies tant que la vaccination est largement distribuée. Mais dès qu’un groupe ou un sous-groupe décide de ne pas se faire vacciner, la maladie reprend du galon. On peut se rappeler des membres de cette communauté religieuse revenant d’un séjour aux USA. Leurs croyances leur interdisant de se faire vacciner, ils ramenèrent ainsi la rougeole au Québec.

Toutes ces preuves devraient être suffisantes pour inciter TOUTE la population à se faire vacciner. Mais le doute irrationnel subsiste malgré tous les arguments. Dommage.

Pour revenir à un moment historique, nous l’avons dit et répété : pour la première fois dans l’histoire, nous avons réussi à produire en moins d’un an un vaccin hautement efficace contre ce virus responsable de la pandémie.  Ces quelques groupes minoritaires anti-vaccination réussiront-ils à permettre à la Covid de bénéficier d’un bassin suffisamment large d’êtres humains non vaccinés pour pouvoir se multiplier à qui mieux mieux et risquer d’enfin produire un nouveau variant résistant aux vaccins actuels ? La question mérite certainement d’être soulevée.

Une requête : à celles et ceux qui hésitent à se faire vacciner, s’il vous plait, allez vite vous faire vacciner. Sinon tous ces efforts auront été vains : ceux de nos chercheurs, de nos médecins, de nos infirmières, de nos préposés aux malades, de nos grands-parents qui ont vécu en isolement sans pouvoir faire ne serait-ce qu’un câlin à leurs petits-enfants et de nous tous ayant traversé les confinements répétitifs, les couvre-feux et les pertes de nos libertés. Nous serons tous lourdement pénalisés si les antivaccins perpétuent leur aveuglement. Tarder à se faire vacciner et ne pas respecter les règles de distanciation et autres, voilà la recette pour permettre une quatrième vague. Le voulons-nous vraiment ?

Nous avons trouvé la solution, il ne manque que le bon vouloir de tous et chacun pour en faire un succès historique. Sinon…, ce sera un échec historique.